Tout savoir sur l'insertion

Nous répondons à vos questions sur l’Insertion professionnelle

  • Qu’est-ce que l’Insertion par l’Activité Économique (IAE) ?

    L’IAE consiste à aider des personnes connaissant des difficultés sociales et professionnelles en leur offrant un emploi rémunéré et un accompagnement spécifique pour leur permettre une réintégration sociale et professionnelle durable.
    Ce secteur a commencé à se développer il y a plus de 30 ans, avec la montée du chômage de masse dans les années 70. Aujourd'hui il ne répond pas seulement à la problématique du chômage, mais aussi à des enjeux plus complexes et générateurs d’exclusion dans notre société.
    Le secteur de l’IAE comprend 4 types de structures : Les Entreprises d’Insertion (EI) ; les Entreprises de Travail Temporaire d’Insertion (ETTI) ; les Associations Intermédiaires (AI) ; les Ateliers et Chantiers d’Insertion (ACI).

    Quelques chiffres sur l’IAE

    En 2007, 108 000 personnes ont été embauchées ou mises à disposition dans le secteur, soit au total une hausse de +23 % par rapport à 2006 (source : L’insertion par l’Activité Économique, Dares, service statistique du Ministère du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville. )

  • Qu’est-ce qu’une Entreprise d’Insertion (EI) ?

    C’est une entreprise gérée et guidée par son projet social mais qui se situe dans le secteur concurrentiel marchand. Elle est assujettie à toutes les obligations légales et fiscales des entreprises et applique les prix du marché.

    Un défi : concilier à la fois performance économique et utilité sociale

    Dans une EI il faut aussi savoir diriger une entreprise, la faire fonctionner, avoir un projet commercial et économique,  mais également être capable de discerner chez les candidats, ou chez les salariés, leurs difficultés et savoir de quelle manière les accompagner.

    Une finalité : l’accompagnement vers la réinsertion durable

    Les EI ne sont qu’un tremplin vers l’emploi et leur objectif final est de réussir un reclassement pérenne de leurs salariés au sein d’entreprises classiques.

    « Une entreprise marche quand le projet est bon, que le produit est de qualité et que le business plan est bien fait. La réussite d’un projet d’entreprise, c’est d’abord sa viabilité économique. Ensuite, pour que cela fonctionne avec les jeunes et moins jeunes qui viennent travailler dans les entreprises du Groupe SOS, il faut des postes très différenciés, adaptés à la situation des personnes. »
    Jean-Marc Borello
    Délégué Général du Groupe SOS

  • Quel est le rôle du Groupe SOS dans les secteurs de l’IAE ? 

    Le Groupe SOS lutte depuis 25 ans contre toutes les formes d’exclusion. Son développement a toujours été guidé par les nouveaux besoins de notre société. Aujourd’hui, il apporte une réponse globale à la problématique de l’exclusion auprès de différents publics en difficulté : enfance en danger, personnes sans abri, toxicomanes, personnes en situation sanitaire ou sociale difficile…
    Le Groupe a choisi, dès 2001, de compléter son dispositif en développant des entreprises d’insertion regroupées au sein du Groupe Alterna Développement (GAD). Le GAD compte aujourd’hui sept entreprises d’insertion dans trois grands secteurs d’activité : la communication ; la restauration et l’événementiel ; le commerce équitable.
    Le Groupe SOS est aujourd’hui un acteur novateur et reconnu dans le secteur de l’Insertion Par l’Activité Économique. Le GAD est impliqué dans les réseaux d’experts du secteur de l’IAE :  UREI  (Union Régionale des Entreprises d’Insertion);  Réseau Entreprendre ; Mouvement des Entrepreneurs Sociaux ; Réseau Réalise.

  • Comment se différencie le Groupe SOS dans le secteur de l’IAE ? 

    1. Des activités innovantes et une diversité de métiers à forte valeur ajouté

    2. La pluralité des domaines d’expertise dans l’accompagnement social

    3. Une plateforme insertion centralisée au service de toutes les entreprises d’insertion du Groupe.

    1. Des activités innovantes et une diversité de métiers à forte valeur ajouté

      75% des EI en France sont concentrées dans 6 secteurs d’activité : bâtiment et travaux publics, travail temporaire, services aux entreprises, environnement et espaces verts, déchets et récupération (source: Conseil National des Entreprises d’Insertion)

      Le Groupe SOS : entreprendre autrement

      Le Groupe SOS cherche à créer des activités innovantes en proposant des métiers porteurs et formateurs, pour lesquels il existe une véritable demande : commerce, restauration, traiteur équitable et bio, événementiel, chauffeur et métiers de la communication.

      Les salariés prennent conscience que, en dépit d’un passé parfois difficile, ils peuvent « viser haut ». Se retrouver face à une clientèle exigeante est un moteur : plus le niveau d’exigence est élevé et plus il est formateur et valorisant. C’est le contact avec des personnes d’horizons divers qui crée l’émulation.

      Répartition des 110 postes en insertion sur le GAD (2008):

      5 PAO/webmasters / 6 chauffeurs / 7 magasiniers / 8 assistants commerciaux / 9 vendeurs / 12 plongeurs / 14 agents d’entretien / 15 commis de cuisine / 34 serveurs
    2. La pluralité des domaines d’expertise dans l’accompagnement social

      Problématiques sociales et situations de précarité étant souvent liées, le Groupe SOS crée des synergies entre ses différents domaines d’expertise : santé, logement, toxicomanie, droits sociaux, emploi, protection de l’enfance et protection judiciaire de la jeunesse.
      Il développe par ailleurs de nombreux partenariats externes avec des organismes spécialisés afin de permettre une prise en charge optimale des problématiques identifiées : le Groupe SOS travaille entre autres avec le Secours Catholique, le Secours Populaire et Emmaüs.

      Principales problématiques abordées :

      • Logement

        • Faire face aux situations d’urgence
        • Améliorer l’information et prévenir les situations problématiques
        • Accompagner vers des solutions d’hébergement pérenne
      • Santé
        •  Organiser un bilan de santé au cours du parcours d’insertion
        •  Orienter vers des partenaires spécialisés et faciliter la prise en charge
      • Finances
        • Assurer un niveau de ressources minimum
        •  Initier à la gestion budgétaire et prévenir le surendettement
      • Accès aux droits
        • Accompagner les salariés vers l’activation effective de leurs droits
    3. Une plateforme insertion centralisée au service de toutes les entreprises d’insertion du Groupe.

      • Un regroupement de moyens pour un accompagnement réussi vers l’emploi durable au service des Entreprises d’Insertion du Groupe SOS.
      • Une réponse aux nouveaux enjeux de l’insertion professionnelle :
        • Le nombre de personnes éloignées de l’emploi et en situation d’exclusion est en constante augmentation.
        • Les problématiques sociales sont de plus en plus  complexes et se cumulent (logement, santé, endettement, manque de qualification, …).
        • L’exclusion socioprofessionnelle touche des publics de plus en plus variés.
        • 75% des salariés en insertion possèdent un niveau de formation V (BEP ou CAP) ou inférieur et ont été éloignés de l’emploi pendant plusieurs années ou n’ont jamais travaillé.
        • Un contexte socio-économique difficile en période de crise complexifie l’accès à un emploi pérenne.
      • Une innovation dans le secteur: les chargés d’insertion ne sont pas sous l’autorité hiérarchique des dirigeants des EI afin de garantir que les impératifs économiques n’influent pas sur la gestion sociale du parcours d’insertion de nos salariés et afin d’assurer la confidentialité des problématiques sociales vis-à-vis des encadrants techniques.
  • Quels sont les bénéficiaires d’une EI ?

    Ce dispositif s’adresse à des personnes jugées « inemployables »  parce qu’elles sont en situation de rupture sociale et professionnelle.

    Les salariés en insertion répondent aux critères du pôle emploi, à savoir :

    • Jeunes en difficulté 
    • Demandeurs d’emploi de longue durée 
    • Personnes relevant des minima sociaux 
    • Personnes en rupture sociale, notamment des personnes sortant de prison ou d’une période de désintoxication 
    • Personnes faiblement qualifiées
    • Personnes handicapées
    • Personnes relevant de la Protection judiciaire de la jeunesse

    « On rencontre chez des gens, y compris en situation d’exclusion, des richesses incroyables. L’accident de vie qui s’est produit n’a pas fait disparaître tout ce qu’ils étaient, tout ce qu’ils savaient faire auparavant. Ce sont typiquement des gens qui ont eu un savoir-faire. Pour des raisons diverses, ils se sont retrouvés complètement hors jeu en matière d’emploi. Quand ils passent deux ans dans une boîte à travailler de nouveau, à se remettre à niveau sur le plan des techniques, le saut qualitatif est d’autant plus grand à la sortie. »
    Jean-Marc Borello
    Délégué Général du Groupe SOS


    « Il peut s’agir de Rmistes, de jeunes sans qualification, de chômeurs de longue durée, d’ex-détenus. Ce qu’ils ont fait avant ne nous importe pas vraiment. On s’intéresse à l’individu, son potentiel et ses projets. »
    Marc, 33 ans,
    Chargé d’insertion du Groupe SOS

  • Quelles sont les caractéristiques sociodémographiques des salariés en insertion ? 

    Par age :

    Moins de 25 ans : 28% / 25-35 ans : 30 % / 35-40 ans : 33% / Plus de 50 ans : 9%

    Par sexe :

    Femmes : 32% / Hommes : 68%

    77% ont un niveau CAP/BEP ou inférieur
    45% n’ont aucune source de revenu
    45% dépendent des minima sociaux (RMI essentiellement)
    10% dépendent d’une allocation chômage
    7% sont reconnus travailleurs handicapés
    Chiffres 2008 du Groupe SOS

  • Comment recrute une EI ?

    L’Entreprise d’Insertion travaille avec plusieurs structures sociales qui lui présentent des candidats à la recherche d’emploi en insertion. Une fois sélectionnées par l’EI, les candidatures doivent être impérativement agréées par le Pôle Emploi.

    Une fois agréée par le Pôle Emploi, le candidat sélectionné intègre l’entreprise d’insertion avec l’objectif de trouver, en deux ans maximum, une sortie durable vers l’emploi classique. 
  • Quel est le statut d’un salarié en insertion ?  

    Chaque EI obtient un conventionnement de la Direction Départementale du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle pour un nombre déterminé de postes ETP (Equivalent Temps Plein) en insertion, pour lesquels la durée hebdomadaire de travail ne peut être inférieure à 20 heures.
    Signataires d’un Contrat de Durée Déterminée d’Insertion (CDDI), les salariés en insertion disposent, comme les salariés avec un contrat de travail classique, de tous les droits attachés à ce statut (congés payés, rémunération au moins égale au SMIC, etc.). Un CDDI peut être renouvelé dans la limite d’une durée totale de 24 mois.

    LE GROUPE SOS

    L’ensemble des entreprises du Groupe est conventionné aujourd’hui pour 80 postes en insertion. Compte tenu du turn-over inhérent au parcours d’insertion, le Groupe SOS a accompagné en 2009 130 personnes en rupture avec le monde du travail. Par ailleurs ces entreprises emploient 30 salariés avec un contrat de travail classique, managers ou techniciens. Le Groupe espère être conventionné en 2012 pour 130 postes et accueillir ainsi plus de 250 salariés en insertion par an. Tous les postes proposés par le Groupe SOS sont des postes à temps plein.

  • Qu’est-ce qu’un parcours d’insertion ?  

    1ère étape : intégration et adaptation au poste de travail 

    • Apprentissage des règles de base de vie en entreprise : savoir-faire, savoir-être.
    • Formation de terrain aux caractéristiques techniques du poste par les encadrants.

    2ème étape : l’accompagnement social

    • Aide à la reprise de confiance en soi, levée des freins indirects à l’emploi.
    • Accompagnement dans le règlement éventuel des problématiques sociales (logement, santé, finances et gestion budgétaire, mobilité, accès aux droits) en s’appuyant sur les associations du Groupe SOS et d’autres partenaires externes spécialisés.

    3ème étape : la requalification professionnelle

    • La formation sur le terrain permet une réelle spécialisation du salarié sur son poste de travail. Le suivi de l’encadrant est constant et des évaluations régulières favorisent la progression.
    • Avec les formations externes, dispensées par des organismes professionnels accrédités, le salarié approfondit sa connaissance du métier et peut ainsi faire valoir sa qualification sur le marché du travail.

    4ème étape : l’accompagnement vers l’emploi « classique » et durable

    • Aide à la préparation du futur candidat (ateliers préparant à la rédaction du CV, de la lettre de motivation…).
    • Recherche de partenariats avec des entreprises susceptibles d’accueillir en leur sein les anciens salariés en insertion.
  • Quels sont les acteurs du suivi socioprofessionnel des salariés en insertion ? 

    Le chargé d’insertion et le manager sont les deux acteurs principaux du suivi socioprofessionnel du salarié en insertion.   Le chargé d’insertion est l’interlocuteur avec les référents sociaux et les partenaires externes. Le salarié bénéficie d’une garantie de confidentialité : seules les informations professionnelles  sont communiquées au manager.

    Le rôle du chargé d’insertion

    « En lien constant avec les encadrants techniques, le chargé d’insertion participe à l’évolution professionnelle du salarié en encourageant sa progression, en dégageant les axes d’amélioration, ou en mettant en place des actions de formation. Il travaille la requalification sociale et professionnelle du salarié pour, enfin, l’accompagner vers une sortie dynamique.»
    Matthieu Geraads,
    Responsable de la Plateforme Insertion du Groupe SOS 

  • L’IAE, créateur de valeur sociétale ?  

    En voici les étapes:

    1. Embauche d'une personne en difficulté et en situation de rupture sociale
    2. Résolution des problématiques sociales  (logement, santé, accès au droits, finances..)
    3. Formation à un métier
    4. Acquisition d'une qualification professionnelle valorisée sur le marché de l’emploi 
    5. Réintégration sociale et professionnelle
    6. Contribution à la croissance économique et à la cohésion sociale
  • Quels sont les principes d’action des EI du Groupe SOS ? 

    Démarche développement durable

    Le Groupe SOS privilégie les activités économiques aux impacts environnementaux réduits et intègre des démarches de développement durable aussi bien dans son offre que dans son mode opératoire (recyclage, choix des prestataires…). L’apprentissage de cette démarche en terme d’expérience technique pour les salariés en insertion est fortement valorisant et peut maximiser leurs chances de réinsertion.

    La non-lucrativité

    L’actionnariat des Entreprises d’Insertion est constitué des associations du Groupe SOS qui ont décidé que les bénéfices réalisés par les EI du Groupe seraient systématiquement réinvestis dans la création de nouveaux projets créateurs d’emplois.

    Emploi à temps plein

    Afin de donner aux salariés en insertion les moyens financiers d’améliorer leur situation sociale et de ne pas générer de travailleurs pauvres,  les EI du Groupe SOS prennent l’engagement de n’employer que des salariés à temps plein.

  • Comment se qualifie la réussite au terme du contrat ? 

    Le Groupe SOS s’engage chaque année auprès de la Direction Départementale du Travail et de la Formation Professionnelle et du Pôle Emploi sur deux objectifs : les sorties « durables » et les sorties « dynamiques ».

    Sortie vers l’emploi durable = sortie vers CDI ou CDD supérieur à 6 mois.

    Sortie dynamique = sortie durable, sortie vers un emploi de transition (CDD inférieur à 6 mois ou sortie vers un autre contrat aidé) ou sortie vers une formation (qualifiante ou non).

    Taux de sortie des EI du Groupe SOS

    Taux de sorties durables : 57%
    Taux de sorties dynamiques : 66%
    Chiffres 2009

    Taux de sortie du secteur des EI

    Taux de sorties durables : 38%
    Taux de sorties dynamiques : 52,9%
    Source: Conseil National des Entreprises d’Insertion (chiffres 2007)

  • Comment un commis devient-il responsable de cuisine ? 

    Salma, 42 ans, n’avait ni formation, ni expérience dans la restauration. Grâce à son passage à l’Usine, aujourd’hui, elle porte fièrement la toque !

    Comment vous êtes-vous retrouvé à travailler à l’Usine ?

    C’était à une époque très difficile pour moi. Professionnellement, je suis correcte, sérieuse et courageuse mais mes recherches d’emploi n’aboutissaient jamais. Même mon stage de caissière n’a rien donné. Le Pôle Emploi m’a orienté vers un salon, j’ai déposé des CV un peu partout. Trois entretiens et quelques semaines plus tard, j’étais en contrat d’insertion.

    Qu’avez-vous appris ?

    En restauration, je partais de zéro. On m’a d’abord montré comment préparer les entrées, puis les plats principaux et enfin les desserts. Quand on doit servir plus de 1 000 personnes, il faut savoir tenir le rythme ! De plus, avec les chargés d’insertion, j’ai pu m’entraîner  à passer des entretiens. On a beaucoup parlé. En plus des techniques de cuisine, le contrat d’insertion m’a surtout redonné confiance en moi !

    Et aujourd’hui, où travaillez-vous ?

    J’ai obtenu un poste de responsable de cuisine dans une halte-garderie. Au début, j’avais en charge de préparer le déjeuner pour 4 enfants. Aujourd’hui, j’en ai 13 tous les midis et bientôt ils seront 24. Comme je voulais être sûre des quantités de riz ou de pâtes à servir, j’ai vendu visite à d’autres crèches pour apprendre des notions de diététique pour les jeunes enfants. Je veux encore m’améliorer.

  • Que devient l’argent public versé aux EI ?  

    Parce qu’elles accueillent des employés qui ont besoin d’un encadrement et d’un accompagnement plus conséquent que ceux d’une entreprise classique, l’État verse aux EI des aides financières à condition qu’elles aient signé une convention avec l’État et embauché des personnes agréées aux EI.

    Quelles sont les aides aux entreprises d’insertion ?

    Elles perçoivent un financement forfaitaire de 9 681€ par poste de travail occupé à temps plein par des salariés en insertion afin de compenser tous les moyens mis en œuvre pour l’accompagnement du public : surencadrement, les chargés d’insertion et les dispositifs de formation, le turn over, les taux d’absentéisme…
    Elles bénéficient aussi d’un allègement de cotisations patronales sur les bas et moyens salaires.

    Que devient l’argent public versé aux entreprises d’insertion ?

    Pour 1€ investi dans les EI, celles-ci redonnent : 2,11€ à l’État sous forme de TVA et de charges sociales, et il faut rajouter 1,95€ de coûts évités pour la collectivité si les personnes étaient restées au chômage.   
    (source : Conseil National des Entreprises d’Insertion)

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