Les banques sont des partenaires clés des associations. Elles peuvent soutenir et proposer des solutions de trésorerie qui peuvent s'avérer décisives pour la pérennité d'une association. Cela concerne tout particulièrement les associations bénéficiant de subventions publiques qui souffrent parfois de délais importants entre l'attribution de la subvention et son versement effectif.
Cependant, la banque a aussi des contraintes et ses interventions sont largement réglementées. Elle engage par exemple sa responsabilité en cas d'attribution de lignes de découvert. En cas de défaillance de l'association, la banque peut être poursuivie pour soutien abusif, c'est pourquoi certains banquiers rechignent parfois à accorder des autorisations de découvert (via les comités d'engagement) ou les prolonger.
On comprendra dès lors que la capacité de l’association à réunir toutes les conditions de solvabilité requises par les autorités bancaires sont des éléments déterminants dans l’accès aux services bancaires. Ces pré-requis justifient ainsi bien souvent le regroupement d’association afin de bénéficier de facilités d’avance sur subvention ou de crédit à l’investissement. La mise en commun de matériels ou de véhicules comme garantie bancaire ou encore à un degré de rapprochement plus avancée, la mutualisation de l’immobilier permettent ainsi une levée de fonds bien souvent plus importante à des taux d’intérêt négociés à la baisse.
En ce qui concerne le choix de l'établissement bancaire, il est évident qu'une association a tout intérêt à privilégier une banque coopérative. En effet, au-delà des valeurs communes de l'économie sociale, ces banques, partenaires historiques du monde associatif connaissent bien mieux le fonctionnement des associations et notamment les problématiques des subventions. Elles ont su adapter un certain nombre d'outils aux enjeux du secteur associatif (loi Dailly, par exemple).