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Le modèle SCOP, ou quand salariés et actionnaires ne font plus qu'un ! - 16 mars 2010

mars 2010

Les SCOP (Sociétés Coopératives et Participatives), vous connaissez ? Ces entreprises pas commes les autres, dans lesquelles actionnaires et salariés ne font plus qu'un ! L'originalité du statut SCOP réside dans le fait que les salariés détiennent au moins 51 % du capital et 65 % des droits de vote. Chaque salarié est démocratiquement associé aux choix stratégiques de la société, selon le principe « une personne, une voix ». L'entreprise appartient à tous, les profits sont équitablement répartis. Un modèle qui existe depuis plus de 60 ans, mais qui se révèle incroyablement moderne, à l'heure ou notre Chef de l'Etat se surprend à évoquer une répartition des profits selon la règle des trois tiers !

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Si ces débats n'ont guère prospéré, la crise a ouvert plus grand la porte à ce mode alternatif d'entrepreneuriat. « Une majorité de Français cherchent le sens de l'entreprise. Les SCOP, ce n'est pas le kolkhoze mais une manière moderne de partager les risques et les revenus. Ce ne sont pas des autoentrepreneurs mais des coentrepreneurs », explique la CGSCOP, qui sera présente ce soir. De 1997 à 2007, le chiffre d'affaire des SCOP a doublé, passant de deux à quatre milliards d'euros. Surtout, 57 % d'entre elles existent toujours cinq ans après leur création, contre 52 % des entreprises classiques. La bonne santé des SCOP se mesure également à l'aune de leur diversité. Nos intervenants du jour en sont la preuve: le statut SCOP convient à tous types d'entreprises. De la PME La Navette d'Alain Détolle, au Groupe Chèque Déjeuner représenté ce soir par Yassir Fichtali et ses quelques 2000 "salariés-risqueurs", le modèle a fait ses preuves. Avec Stéphane Comar, co-fondateur d'Ethiquable, nous verrons qu'une SCOP peut également se doubler d'une activité solidaire, en l'occurence le commerce équitable.

La démocratie leur réussit ! Vous-aussi, salariés, patrons ou porteurs de projets entrepreneuriaux, vous êtes venus découvrir une autre façon de travailler ! Concrètement, la SCOP, qu'est ce que ça change au quotidien ? Les salariés sociétaires sont ils plus investis dans leur travail ? Le fait d'oeuvrer pour une cause commune impacte-t-il l'ambiance de travail ? Elire son patron, ça change quoi ? Les Scop sont-elles mieux armées que les autres PME face à la crise ? Représentent-elles une alternative crédible au capitalisme financier ? Quelles sont les promesses des récents états généraux de l'industrie pour faciliter l'accès au statut de SCOP ? Quel rôle peuvent jouer les 100 millions d'euros promis au développement de l'ESS dans le cadre du grand emprunt national ?

* 1/3 pour les salariés, 1/3 pour l'investissement, 1/3 pour les actionnaires, règle évoquée par Nicolas Sarkozy lors de son intervention télévisée du 5 février 2009


altermardis-parlons-solutions.pngEn présence de :

  • Y. Fichtali, Responsable des relations extérieures au Groupe Chèque déjeuner
  • Stéphane Comar, co-fondateur d'Ethiquable
  • Alain Détolle, rédacteur au sein de La Navette
  • Sylvie Noury, directrice de l'URSCOP île de France

La rencontre était animée par Nicolas Froissard, directeur général adjoint du GIE du Groupe SOS.

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