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VIH/sida : quand discrimination et précarité s'en mêlent - 29 Juin 2010

juin 2010

On ne parle plus du sida ? Les AMPS s'emparent du sujet en donnant la parole à ceux qui portent des solutions concrètes.

Non, le sida n'est pas la maladie des années 90 ! Les années 2000 ont posé de nouvelles questions, sans apporter beaucoup de réponses. Ce soir, les AMPS donnent la parole aux associations, et interpellent sur le nécessaire changement.

On a souvent souligné le fait que l'épidémie du sida était un révélateur de l'état des systèmes sociaux. Dans les pays en développement ,d'une façon générale, et en Afrique plus particulièrement, sa forme et son intensité sont étroitement liées à la pauvreté, à l'inégalité, à la déstructuration sociale, au déracinement des personnes. Précarité croissante, système de santé remis en cause au détriment des publics les plus fragiles, contexte économique toujours défavorable, développement des génériques menacé... Au Nord comme au Sud, pour les personnes vivant avec le VIH, le changement se fait attendre.

 

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Au Nord, les questions de vie quotidienne sont centrales : maintien et accès au logement et à l'emploi, assurances, isolement social, vieillissement... En France, 47% des personnes atteintes du VIH vivent avec moins de 760 euros par mois et 22% n'ont pas de logement personnel. 43% des personnes séropositives en âge de travailler n'ont pas d'activité professionnelle. La lente érosion du traitement du sujet dans les médias et dans l'opinion n'arrange rien : si l'efficacité de la prévention est évidemment menacée, c'est aussi la  "sérophobie" qui gagne du terrain.

Au Sud, les menaces qui pèsent sur l'accès aux traitements posent questions. Les récents accords de libre-échange Inde-Europe affectent la libre concurrence entre firmes produisant des médicaments génériques, et renforcent ces craintes. Cet événement et d'autres accentuent l'effet "d'appel d'air" pour des malades qui cherchent à rallier notamment l'Europe, en quête d'un soutien médical qu'on ne leur fournira bien souvent pas.

 

 

Pour faire évoluer ce triste constat, les associations ont des réponses. Les "Alter mardis : parlons solutions" les ont  mis en débat. L'accès aux logements sociaux peut-il être soumis à des critères de santé ? Quelles questions posent les démarches de Reconnaissance Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH), considérées par certains comme trop complexes, par d'autres comme stigmatisantes ? Comment lutter contre la double exclusion liée à un phénomène nouveau pour une épidémie apparue dans les années 80 : le vieillissement des malades ? Quelles réponses dans les établissements pour personnes âgées ? Quelles solutions pour les populations éloignées des systèmes d'accès aux soins comme les "sans papiers" ?

 

En présence de :

  • Eric Fleutelot, Directeur des programmes internationaux de Sidaction
  • Anne Guerin, Directrice d'Arcat 

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Vidéo des Alter Mardis : Parlons solution