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Débat : Crise Outre-Mer : deux ans après ? - jeudi 12 mai 2011

mai 2011

Janvier 2009 : la crise antillaise éclate. Une longue grève générale à l'appel du LKP (Comité contre l'exploitation outrancière) bloque la Martinique et la Guadeloupe. La métropole découvre, stupéfaite, l'immense difficulté économique et sociale des départements d'Outre-Mer. Février, le président de la République convoque les Etats généraux de l'Outre-Mer dont l'ambitieux rapport préconisera  une série de mesures... très peu appliquées. Dans la foulée, l'Elysée décrète 2011, année de l'Outre-Mer. Tout ça pour quoi ? Deux ans plus tard, alors que l'attention de la métropole s'est assoupie, retour sur cette colère sociale et ses conséquences concrètes en présence de Françoise VERGES, politologue et présidente du Comité pour la Mémoire et l'Histoire de l'esclavage, Carpanin MARIMOUTOU, auteur et professeur à l'Université de la Réunion, Georges-Pau LANGEVIN, députée du XXème arrondissement de Paris et de Serge ROMANA, généticien et président du Comité Marche du 23 mai 1998. Attention, ce 41ème Alter mardi : Parlons Solutions aura exceptionnellement lieu... un jeudi ! ... dans le cadre du WE créole organisé par La Villette !

 

Inscription gratuite mais obligatoire en cliquant ici

 

Rendez-vous exceptionnellement le jeudi 12 mai à :

La Grande Halle de la Villette

Auditorium Boris Vian

75019 Paris

Métro Porte de Pantin

 

photo_313.jpgEn janvier dernier, les vœux à l'Outre-Mer du président Sarkozy ont rappelé combien le malaise était toujours présent aux Antilles. Les avancées mineures sur les questions de pouvoir d'achat1 peinent toujours à masquer d'autres difficultés : chômage, formation, logement, transports, gestion de l'eau, soutien aux PME, exploitation touristique... De l'accord Bino2, aux nombreux dispositifs prévus par les Etats généraux, aucune mesure n'a semble-t-il vu le jour. « Mais on ne peut pas faire de bilan, depuis neuf mois nous demandons en vain une réunion avec les présidents du Conseil général et du Conseil régional, et le préfet nous ignore », assure Elie Domota, porte-parole du LKP. Le dialogue est également particulièrement tendu avec les organisations patronales, qui accusent le LKP d'être responsable de la situation économique catastrophique de l'île. « Dix mille chômeurs en plus pointent aux guichets de Pôle Emploi », dénonce Willy Angel, président du Medef-Guadeloupe qui ajoute : « Fallait-il bloquer à ce point toute l'économie guadeloupéenne pour régler les problèmes ? ». Aux difficultés d'instaurer un vrai dialogue social s'ajoutent des conflits identitaires : « A compétences égales, les postes à responsabilités ne vont pas en priorité aux ultramarins » souligne Patricia Blafran-Trobo, spécialiste des conflits sociaux aux Antilles. « 1% de la population détient 50% des terres, ce sont des intérêts puissants qui sont en jeu et dont la remise en question reste difficile », rappelle l'Historien François Durpaire.

 

En dépit de la mobilisation historique de 2009, la situation n'a aujourd'hui pas vraiment changée. Les promesses non tenues ont fini de semer la zizanie localement, si bien qu'aujourd'hui, le gouvernement ne sait plus par quel bout prendre la question ultramarine. Nos invités du soir ont quelques idées concrètes pour faire bouger les choses. Tous les quatre se mobilisent pour mettre un coup de projecteur sur la situation des Antilles, et rappeler que, deux ans après les événements, tout reste à faire.

 


1Les prix alimentaires pratiqués dans la grande distribution restent 84% plus élevés en Martinique qu'en métropole selon une enquête du magazine Linéaires de janvier 2011.

2Accord salarial interprofessionnel sur l'augmentation des plus bas salaires de l'ordre de 200€

 

En présence de :

Rencontre animée par Respect Mag.

Up Conferences

Vidéo des Alter Mardis : Parlons solution