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Débat : "ESS, économie traditionnelle : quand la co-construction génère l'innovation" - 95ème AMPS

mars 2012

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Incompatibles, antagonistes ? L'Economie sociale et solidaire et l'économie traditionnelle connaissent certes des différences culturelles, des divergences dans les modes de fonctionnement, et une méconnaissance des process de part et d'autres et pourtant, lorsque ces deux créateurs de valeurs se rencontrent, l'innovation n'en demeure que plus conséquente. Ce 95ème « Alter Mardis : Parlons Solutions » vous en a donné la preuve par 3.

 

 

 

 

INSCRIPTION GRATUITE MAIS OBLIGATOIRE EN CLIQUANT ICI

Rendez-vous le mardi 27 mars à 19h00 au:

Musée d'Art Contemporain du Val de Marne

Place de la Libération

94400 Vitry-sur-Seine

Métro Villejuif -Louis Aragon / RER Vitry-sur-Seine

 

amps.jpgAnimée par le Mouvement des Entrepreneurs Sociaux (MOUVES), cette table ronde, qui prend ses quartiers dans le Val de Marne, présentera la vision des grandes entreprises, les solutions des entrepreneurs sociaux et les différents partenariats locaux d'une entreprise d'insertion. Les différents acteurs de l'économie ont tout à y gagner ! Les entreprises classiques trouvent dans ce type de rapprochement une opportunité de légitimer leurs engagements RSE, tandis que les entrepreneurs sociaux bénéficient de nouveaux gisements de croissance pour étendre leur utilité sociale. Une relation gagnant/gagnant qui offre de nouveau débouchés aux parties prenantes.

 

Coopératives, associations, mutuelles, les entreprises de l'économie sociale et solidaire sont souvent perçues comme de petites structures à l'impact discutable. Pourtant, en se regroupant ou en mutualisant leurs services, elles deviennent des forces économiques qui n'ont rien à envier aux entreprises classiques. Côté entreprises, la prise de conscience des enjeux environnementaux, la pression des clients et/ou des actionnaires, la quête de sens et d'éthique dans les affaires, amènent la RSE à devenir un enjeu de marché dans les grands groupes. Le moment est particulièrement propice pour que les acteurs de l'économie sociale et solidaire fassent entendre leur voix et affirment la légitimité de leur modèle économique, qui concilie performance économique et progrès social. Certes, il reste encore du chemin à parcourir pour que ces deux mondes se fassent la cour. L'économie traditionnelle ferait bien de s'inspirer des valeurs qui gouvernent ces entrepreneurs atypiques conjuguant utilité sociale et compétence. L'économie solidaire et les entrepreneurs sociaux auraient de leur côté tout intérêt à se familiariser avec les habitudes et le langage de l'entreprise classique, à professionnaliser leur approche pour séduire ces mastodontes qui peuvent lui ouvrir de nouveaux marchés.

 

Certains parviennent à monter des partenariats astucieux qui témoignent d'une création de valeur partagée, à l'image de Guillaume Bapst, fondateur du réseau ANDES et Fellow Ashoka. Ses épiceries sociales et solidaires, qui prennent le contre-pied de la logique de don et offrent aux personnes pauvres, à travers une offre de produits diversifiés vendus à prix très bas, incarnent une nouvelle citoyenneté économique. Quelle est la  stratégie de développement exceptionnelle qui a permis à ANDES, en à peine 3 ans, d'avoir comme partenaires clés l'industrie agroalimentaire et la grande distribution, de monter une plateforme logistique à Rungis en chantier d'insertion pour récupérer plus de 5 tonnes de fruits et légumes par jour, ou encore de travailler avec l'Union Européenne sur la récupération des surplus agricoles ? L'initiative de la Régie de quartier de Limeil-Brévannes est aussi à relever. Sa principale mission ? Favoriser l'insertion professionnelle et durable des habitants en difficulté, grâce à leur participation active à la gestion de la ville. En 2011, la Régie de quartier a accompagné 56 personnes en insertion, majoritairement issues des quartiers prioritaires. Comment l'association a su allier qualité des prestations et insertion professionnelle ?

 

Pourquoi les grandes entreprises ont-elles tout intérêt à se rapprocher du secteur de l'ESS ?

 

En présence de :

  • Guillaume Bapst, fondateur du réseau ANDES et Fellow Ashoka
  • Gilles Lacharme, de la direction marketing et communication de la Semmaris (société gestionnaire du marché de Rungis)

 

La rencontre était animée par Jacques Dasnoy, délégué général du Mouvement des entrepreneurs sociaux

 

 

Retrouvez les intervenants des AMPS en vidéos dans la rubrique dédiée sur le site du Groupe SOS

 
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Vidéo des Alter Mardis : Parlons solution