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ZOOM SUR : Développement sans frontières

décembre 2013

Développement sans frontières (DSF) fait le lien entre les quelques 70 organisations locales membres de son réseau (Afrique, Asie et Amérique Latine) et des personnes souhaitant apporter leurs compétences à des projets de façon bénévole. L’association place au coeur de son action le renforcement des capacités sur le terrain : les candidats sont choisis en fonction des besoins des structures, préparés avant la mission, et suivis pendant.

Développement sans frontières (DSF)

Fondée en 2006 et incubée à ses débuts par l’école Centrale Paris, DSF a rejoint le GROUPE SOS en 2010. L’association compte aujourd’hui une dizaine de salariés et envoie 200 volontaires en mission chaque année pour des séjours d’une durée moyenne de 3 mois. DSF propose deux types de missions : d’une part « initiation et échanges » destinée à des jeunes qui partent en groupe s’initier à la solidarité internationale, et, d’autre part, « compétences » pour des volontaires pouvant apporter sur le terrain des savoirs et techniques spécifiques (consultants, informaticiens, psychomotriciens, professeurs...).

 

Développement sans frontieresCompétences et savoir-faire avant tout

Les structures d’accueil sont des petites organisations (dispensaires, écoles, communautés agricoles…) qui n’ont pas accès aux réseaux de soutien classique. Repérées par bouche-à-oreille, dans les réseaux locaux et par des associations relais, elles exposent leurs besoins à DSF : profil des volontaires, durée et nature des missions. Ces missions (évaluation des besoins, activité sur le terrain, formation de personnel ou rapport sur une action) sont relayées sur le site internet de DSF, qui sélectionne les candidats disposant des compétences adaptées. L’association sénégalaise Estel a reçu plusieurs volontaires par l’intermédiaire de DSF. « Nous demandons des personnes qui ont de l’expérience, précise Abdulkarim Dosso, responsable du pôle projets de cette association qui accueille des jeunes en situation de handicap. Jusqu’ici nous avons surtout reçu des volontaires pour nous aider à réformer et gérer le système comptable. A leur arrivée, ils sont toujours accompagnés par un membre du personnel. Très vite, ils se fondent dans la masse ! L’intégration se passe sans couac et le travail effectué est très professionnel. Grâce à nos volontaires, la gestion et les procédures ont bien avancé ». L’association Estel a de nouveau sollicité l’aide de DSF pour recevoir des volontaires pouvant contribuer, avec leur expérience de terrain en France, à la rédaction d’un projet d’ESAT (établissement et service d’aide par le travail).

 

Loin du bénévolat désorganisé

Développement sans frontières (DSF) DSF se fait également intermédiaire entre des structures locales et des entreprises. Le Groupe Céris, déjà sur la voie d’un engagement social renforcé, a contacté DSF en 2012 pour concrétiser un projet de volontariat. « On souhaitait collaborer à des missions en adéquation avec les métiers et les aspirations de l’entreprise, tout en apportant une plus value optimale » précise Pascal Giraudeau, Directeur commercial et Directeur adjoint de Céris, spécialisé dans l’ingénierie de la santé. DSF a proposé un projet en Guinée : deux ingénieurs volontaires s’y sont rendus pour un séjour de 15 jours. Ils avaient sur place plusieurs missions : réception du matériel médical envoyé par Céris, avec le soutien financier de partenaires, et distribution de ce matériel dans la région de Labbé, en lien avec FMG, une association locale. Les deux ingénieurs ont également réalisé des évaluations des projets d’extension du centre de soins de Tata à Labbé et de réorganisation d’un laboratoire de prélèvements et analyse à Conakry. DSF réalise le budget de chaque mission et apporte son soutien aux volontaires pour la recherche de financements. Tous les financeurs de la mission (partenaires, employeurs, proches et volontaires le cas échéant) peuvent effectuer leur contribution sous forme de don, défiscalisé à hauteur de 60 %.

dsf solidarites groupe sos.jpgL’association organise également une journée (très dense !) de préparation. Au programme : comment réagir en cas de « choc interculturel », questions de sécurité et gestion de projets. Les volontaires sont ensuite briefés par le responsable de la zone concernée, qui reste un médiateur disponible durant toute la durée de la mission pour les volontaires et les structures. « Le premier atout de DSF est d’avoir bien compris et pris en compte ce que l’on attendait d’une mission » juge M. Giraudeau. « DSF a un positionnement intermédiaire entre les ONG internationales et le bénévolat désorganisé, dans l’optique d’un bon rapport coût/impact social, résume Matthieu Geraads. L’envie de s’investir ne peut pas être une fin en soi : le bénévolat et le volontariat doivent être des moyens pour renforcer les structures locales. »