Ambassadeurs solidaires

mai 2014

Londres, Milan, Le Cap, Bombay, Singapour, Hong-Kong, Séoul, Sao Paulo, San Francisco, New-York, Montréal… Les 12 jeunes volontaires du programme Ambassadeurs solidaires, créent des partenariats avec des acteurs de l’Economie sociale et solidaire partout à travers le monde.

Julie, en Inde depuis 5 mois, travaille avec un entrepreneur social indien, Anant Kumar. Le GROUPE SOS s’est associé à lui pour opérer un transfert d’expertise contribuant à la professionnalisation d’un service de soins à domicile pour personnes âgées dépendantes (SSIAD) dans la ville d’Hyderabad. Elle nous raconte son quotidien et ses missions d'ambassadeur solidaire du GROUPE SOS.

Ambassadeurs solidaires GROUPE SOSDans quel cadre es-tu partie en tant qu’ambassadrice solidaire ?

Je me suis engagée en tant que service civique. Le format de la mission m’a aussi séduite: beaucoup d’autonomie et de responsabilités, tout en étant encadrée par l’équipe coordinatrice à Paris, et de nombreuses opportunités de rencontrer des acteurs du secteur en Inde. Je suis arrivée à Bombay fin janvier après avoir suivi deux semaines de formation au siège du
GROUPE SOS à Paris avec l’ensemble des ambassadeurs solidaires du programme.

C’était mon premier voyage en Inde. Les premiers jours ont été assez éprouvants : la ville est immense (20 millions d’habitants environ à Mumbai) et évidemment les codes sont complètement différents. Heureusement, j’ai eu la chance d’être accueillie par une famille indienne à mon arrivée, ce qui m’a permis une intégration en douceur.

Ambassadeurs solidaires GROUPE SOS
Quelle est ta mission durant ces 6 mois ?

De façon générale, la mission d’un ambassadeur solidaire consiste à promouvoir la vision française de l’économie sociale et solidaire, à nouer des relations avec les acteurs du secteur dans le pays et à identifier des partenaires potentiels pour co-construire des projets dans lesquels l’expertise du GROUPE SOS peut être utile. Les besoins en Inde sont variés : accès aux soins, éducation, formation professionnelle… L’échelle n’est effectivement pas du tout la même qu’en France dans un pays de plus d’1,2 milliard de personnes dans lequel presque une personne sur trois vit sous le seuil de pauvreté. De façon générale, certains modèles français dans le domaine de la santé, de l’emploi mais également de l’habitat et de l’enfance peuvent être adaptés aux spécificités du public indien en prenant en compte le contexte institutionnel et culturel.

Quel projet mets tu en place ?

Un partenariat très intéressant avait été noué avant mon arrivée avec un entrepreneur social très reconnu en Inde, Anant Kumar. Nous opérons un transfert d'expertise et un partage de bonne pratiques qui vise à perfectionner le fonctionnement d'un service de soins à domicile pour personnes âgées dépendantes, Life Circle Seniors Services, sur le modèle des SSIAD opérés par le Groupe SOS. Le projet est actuellement dans sa phase pilote dans la ville d’Hyderabad avant d’être étendu à d’autres villes indiennes telles que Bombay ou Delhi.  Life Circle est un modèle intéressant, une véritable entreprise sociale : une partie des patients issus de la classe moyenne paient pour les services ce qui permet à l’entreprise de prodiguer des soins gratuits aux personnes plus démunies (celles issues de la « base de la pyramide ») et qui n’ont pas accès à des soins médicaux de qualité.

Le GROUPE SOS participe d'ailleurs à un appel à projet du gouvernement canadien, Stars in Global Health, qui vise à récompenser des projets innovants dans le domaine de la santé. Il présente donc ce projet d’unités de soins à domicile pour personnes âgées en Inde sur le modèle de ses SSIAD. >> Votez ici pour le projet

Les ambassadeurs du GROUPE SOS à travers le monde

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