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"Un projet éducatif est souvent plus contenant qu'un mur"

janvier 2015

L’incarcération des mineurs offre peu de perspectives en terme d’insertion. La « radicalisation » est un risque réel et connu. Lorsque l’emprisonnement peut être évité, les « centre éducatifs fermés » offrent alors une véritable alternative, en permettant d’imaginer à nouveau son avenir et de trouver sa place dans la société.

CEFLes CEF sont aujourd’hui au nombre de 43 et accueillent près de 550 mineurs de plus de 13 ans. Le GROUPE SOS propose une approche différente des CEF. La priorité est donnée à la prise en charge éducative. Créés avec la loi du 9 septembre 2002, les CEF s'adressent aux mineurs multirécidivistes ou multiréitérants qui font l'objet d'une mesure de contrôle judiciaire ou de sursis avec mise à l'épreuve. Ils constituent une alternative à l'incarcération. Le terme « fermé » renvoie à la fermeture juridique définissant le placement, c'est-à-dire que tout manquement grave au règlement du centre est susceptible d'entraîner une détention.

Le GROUPE SOS gère plusieurs CEF en Alsace, à La Réunion et en Guadeloupe. Dans l’ensemble de ces établissements, l’accent est mis sur l’éducation et non sur la répression. Pour Jean-Marc Borello, Président du GROUPE SOS, "un projet éducatif est toujours plus contenant qu'un mur." Grâce à un accompagnement éducatif renforcé, les jeunes peuvent se construire un avenir. L'objectif de ce mode de prise en charge est de garantir aux jeunes une insertion durable dans la société.  Les jeunes sont en contact permanent avec l’extérieur pour assurer au mieux leur réinsertion sociale, scolaire et/ou professionnelle.