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Aux multiples formes d'addictions, des réponses innovantes et adaptées

mai 2017

addictionsEn 1984, le GROUPE SOS était créé et ses premiers établissements voyaient le jour. Ces premières structures proposaient des dispositifs dédiés aux personnes souffrant de toxicomanie. Depuis trente-trois ans, le GROUPE SOS a développé des solutions innovantes et adaptées à la situation de chacun. Prévention, réduction des risques, soins adaptés, hébergement, insertion sociale et professionnelle… Elles visent à répondre aux problématiques d’addictions dans leur globalité.

LA PAROLE À ABDELKA BOUMANSOUR, DIRECTEUR DU PÔLE ADDICTIONS – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

Quelles formes d’addictions rencontre-t-on chez les personnes prises en charge dans nos établissements ?
« Nous entendons permettre à chaque usager de recouvrer son libre arbitre en l’aidant à arrêter toute consommation abusive de produits psychotropes licites et/ou illicites (mésusage médicamenteux, alcool, tabac…). Depuis 2009, nos CSAPA prennent également en charge des personnes souffrant d’addiction sans produit (aux jeux de hasard, aux écrans, au travail). Véritable enjeu de santé publique, l’arrivée des Nouveaux Produits de Synthèse en France engendre de nouveaux modes de consommation de drogues, ingérées dans le cadre de relations sexuelles extrêmes ».

dispositifs de prise en charge

prevention et reductions des risquesCapitaliser sur l’expertise de nos établissements

En partenariat avec l’Agence Régionale de Santé PACA, la Délégation régionale PACA du pôle Addictions du GROUPE SOS a lancé en janvier un programme de prévention des addictions et de promotion de la santé. Le principe ? Des équipes mobiles des établissements marseillais et niçois du pôle Addictions interviennent au sein d’une dizaine de structures de la région relevant de la Protection Judiciaire de la Jeunesse et de l’Aide Sociale à l’Enfance. Sensibilisation des professionnels de la jeunesse aux problématiques d’addictions, ateliers de prévention pour les jeunes, groupes de parole pour les parents… Pour chaque établissement, un format d’intervention est défini pour répondre au mieux à ses besoins. La prochaine étape ? Après avoir déployé leurs actions dans les Bouches du Rhône et les Alpes Maritimes, les équipes interviendront également bientôt dans le Var.

La réduction des risques pour les villages reculés

L’Aude compte de nombreuses zones blanches, isolées, pour lesquelles l’accès aux soins et à la prévention des risques est rendu difficile pour ses habitants. « Par ailleurs, certains villages reculés sont habités par des personnes au mode de vie alternatif, dit « néo-rural », souvent consommatrices de produits psychotropes » souligne Xavier Le Gall, le Directeur du CSAPA Intermède. Dans ce contexte, le CSAPA Intermède a mis en place en 2016 une Unité mobile polyvalente de Prévention. Une fois par semaine, un médecin spécialisé et un Educateur coordinateur de prévention sillonnent les routes du département. « Cette antenne mobile du CSAPA est un relais territorial de nos actions de prévention et d’éducation à la santé. Elle s’appuie également sur les acteurs médico-sociaux et associatifs locaux. Par exemple, nous sommes présents sur les points d’accueil des Restos du cœur, mais nous tenons en retrait : ce sont les visiteurs qui viennent nous voir. Nous allons à leur rencontre mais le contact avec elles n’est jamais imposé ».

 

sleep inLa parole à Philippe Férin, Educateur au sein du Sleep In Paris

« Depuis juin 2016, nous proposons aux résidents du Sleep In des ateliers musicaux hebdomadaires. Apprentissage d'instruments, écriture de textes, composition musicale, chorales... Ces ateliers sont animés par des musiciens confirmés. Ils sont ouverts à l’ensemble des personnes prises en charge en addictologie et désireuses de profiter et de partager un moment de convivialité ».

 

Zoom sur le dispositif TAPAJ

Travail Alternatif Payé À la Journée (TAPAJ) est un dispositif partenaire d’insertion spécifique permettant aux jeunes âgés de 18 à 25 ans en errance, souvent en situation de polyaddictions, de d’être rémunérés en fin de journée pour une activité professionnelle. Les entreprises partenaires du dispositif proposent des missions par sessions mensuelles de 4 heures renouvelable. En amont, les professionnels des CSAPA et CAARUD, dont ceux du GROUPE SOS, identifient les jeunes volontaires et les accompagnent sur leur lieu de travail.

Zoom sur le GHB/GBL

En janvier, le Kiosque Infos Sida et Toxicomanie a déposé auprès de la Direction générale de la Santé deux outils tests de Réduction des risques en milieu festif liés à la consommation de GHB/GBL.

ghbDe quoi parle-t-on ? Ce produit psychoactif est principalement consommé en milieu festif gay et en plans « chems » (consommation de produits dans un contexte sexuel). Il se présente souvent sous forme liquide.      
Quel est son attrait ? Cette drogue est consommée pour ses effets désinhibiteurs.
Quels sont ses risques ? Un surdosage peut engendrer une altération de la conscience suivie d’une amnésie, voire d’un coma.  
Quelle préconisation d’utilisation ? Doser précisément le liquide, au millilitre près. Or aucun outil de dosage n’était proposé lors des actions de prévention.          
Quelle réponse apporter ? Les équipes du Kiosque Infos sida et Toxicomanie ont distribué en milieu festif une pipette de 2ml dosée en graduation de 0,5ml et une capsule de même volume, accompagnées d’une brochure préventive. Ces outils ont été uniquement et strictement proposés aux usagers avérés, suite à un entretien effectué avec un professionnel de la prévention sur un stand dédié. 

 

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