Tous mobilisés pour la santé des femmes

mai 2018

Selon une étude du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes, les femmes représentent 64% des personnes qui reportent des soins ou y renoncent. Conscient des nombreuses problématiques que ce constat pose, le GROUPE SOS déploie ses actions en faveur de la santé des femmes, en France et dans le monde.
 

Se mobiliser pour la santé des femmes en situation de précarité

chiffresclesInitié par le Centre d’hébergement d’urgence (CHU) Plurielles (Paris), le projet Santé Plurielle favorise l’accès à la santé des femmes en situation de précarité. Un peu plus d'un an après son lancement, le programme fédère 16 Centres d’hébergement et d’Accueil de jour. Les actions mises en place par le programme ont impacté plus de 200 personnes.

Le projet Santé Plurielle a pour objectif principal d’améliorer l’accès à la santé des femmes accueillies en centres d’hébergement d’urgence et de réinsertion sociale sur Paris. En fédérant un réseau de partenaires sociaux-médicaux pour répondre à leurs souffrances physiques et psychiques, Santé Plurielle déploie des actions à l’attention des professionnel.le.s (formations, échanges de bonnes pratiques, rencontres avec des partenaires, …) et des résidentes aux parcours marqués par la violence et la précarité (actions d’expression, de prévention, de mobilisation et consultations).

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L'info en plus 

eventspDébut mai, Santé Plurielle a organisé une soirée de prévention contre les violences conjugales, en partenariat avec le centre Paris Anim la tour des dames, l’association Elle’s Imagine’nt et le mouvement “tous ensemble contre les Violences faites aux Femmes”. Au programme, des ateliers théâtre-débat sur le thème des rapports de domination et le témoignage de Kirk Bayama, journaliste et réalisateur du documentaire "Nos seins…nous exposent”. 50 personnes étaient présentes pour cet événement, parmi lesquelles des résidentes des CHU Plurielles (GROUPE SOS), Maison Coeur de femmes et Mérice, accompagnées par Santé Plurielle. 

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L'école des femmes, la prévention de MANA

manaCréée par l'association MANA en 2002, l'Ecole des Femmes développe des actions de médiation et de prévention de la santé auprès des habitants du quartier des Aubiers, quartier populaire de Bordeaux, spécifiquement auprès des femmes migrantes. Pour transmettre ses messages de prévention, l'Ecole des Femmes favorise une approche médiatisée par la langue et la culture. Elle propose par exemple régulièrement des causeries, des ateliers d’art-thérapie et de danse-santé pour les femmes âgées de 18 à 50 ans. Le principe est d'aborder des messages de santé simples et concrets, par des rencontres et des activités artistiques ou sportives, pour permettre aux femmes accompagnées de les adopter dans leur quotidien, en favorisant les savoir-faire des femmes et en luttant contre l’isolement grâce à des moments de partage et de convivialité.

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agir pour la santé des jeunes mamans et de leurs bébés

mauriLes taux de mortalité mère-enfant observés en Mauritanie figurent encore aujourd'hui parmi les plus élevés d’Afrique, malgré la priorité accordée à la santé maternelle et infantile par les politiques publiques. Dans les maternités, le manque de coordination entraîne l’absence de suivi et parfois des ruptures fatales dans la prise en charge. S’y ajoute l’absence de respect des principes d’hygiène dans les soins.

Piloté par Santé Sud, l’Association mauritanienne pour la santé de la mère et de l’enfant (AMSME) et le Programme national de la santé de la reproduction (PNSR) va renforcer l’organisation des deux maternités les plus importantes du pays – le Centre hospitalier national (CHN) et le Centre hospitalier mère-enfant(CHME), à Nouakchott – et des deux centres de santé accueillant le plus de naissances, à Sebkha et à Teyarett. Il s’attachera à décloisonner les services et à placer les usagers au centre des parcours de soin, suivant l’approche de projets de service et d’établissement promue par Santé Sud. Le personnel sera formé à la coordination des soins et le métier de sage-femme sera renforcé, avec des référents locaux pour assurer leur suivi. Un modèle opérationnel d’hygiène sera adopté et les compétences en asepsie des soins. En parallèle, le dispositif d’approvisionnement et de stockage de sang sera modifié pour répondre aux besoins. Enfin, la population continuera d’être sensibilisée à sa santé et incitée à consulter.

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À partir d’une notion simple, « veiller », Djantoli aide les mères à veiller au mieux sur la santé de leurs enfants en développant des solutions durables pour faciliter le recours rapide aux soins. Présente au Mali et au Burkina Faso, l'association a créé une méthode de suivi, d’alerte et d’accès aux soins qui permet de préserver durablement la santé des enfants. Son équipe s'appuie localement sur un réseau d'agents itinérants professionnels et sur des outils technologiques, comme le carnet de santé électronique par exemple.

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L'éducation des femmes à la santé avec Afghanistan Libre alibre

Le système de santé afghan est considéré comme l’un des plus défaillants au monde par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avec l’un des taux de mortalité infantile les plus élevés et une femme qui meurt toutes les deux heures de complications liées à la grossesse.

Face à ces constats, Afghanistan Libre a construit en 2003, 4 centres d’éducation à la santé (CES). Gérés par une éducatrice issue de la communauté locale et formée à la promotion de la santé, ce sont des lieux d’informations sur toutes les questions liées à la santé mais aussi des lieux où les femmes et les filles peuvent communiquer et échanger librement entre elles et avec leur accompagnatrice.

Chaque semaine, des sessions d’éducation à la santé ont lieu pour une vingtaine de femmes par centre. A chaque session, des éducatrices santé conseillent les femmes sur les gestes de santé du quotidien (hygiène, premiers secours, nutrition…) et abordent également des thèmes liés à la grossesse et à la maternité. Des kits  d’hygiène, de premier secours, d’hiver et de grossesse sont distribués à l’issue des formations et permettent aux femmes d’appliquer les gestes appris.

Le saviez-vous ? En 2016, l'association s'est vue remettre le Women's Award de la Fondation Raja-Danièle Marcovici pour ses actions en matière d’éducation à la santé et de formation professionnelle par et pour les Afghanes.

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