AccueilActualités › En réponse à un article du journal Le Monde du 5 décembre dernier

En réponse à un article du journal Le Monde du 5 décembre dernier

décembre 2018

Le GROUPE SOS est un ovni. Notre modèle est fondamentalement différent, il interpelle, il convainc, il peut aussi déranger ceux qui ne le comprennent pas. Il apporte la démonstration de l’existence d’une alternative : une entreprise associative, donc sans capital et sans actionnaire, avec cent métiers différents, avec une échelle de salaires encadrée, avec une gouvernance collégiale, et dont les résultats sont 100% réinvestis pour créer ou pérenniser des innovations sociales et environnementales. Ce qui compte ce n’est pas la théorie, ni les apparences, mais notre capacité à changer concrètement la vie des personnes.

Nous souhaitons éclaircir les approximations et démentir les erreurs.

Notre force repose sur notre capacité à faire groupe, en s’ouvrant aux autres acteurs qui souhaitent nous rejoindre. Tous ceux qui nous ont rejoints l’ont fait pour conserver leur singularité, leur histoire associative tout en bénéficiant de tous les avantages du collectif. Ils ont cru à juste titre en la compatibilité de leurs valeurs avec les nôtres. C’est une démarche d’adhésion, jamais contrainte. Lorsqu’une association souhaite intégrer le GROUPE SOS, c’est généralement pour pouvoir s’adosser à une organisation outillée pour lui permettre de pallier les difficultés qu’elle rencontre ou bien pour maximiser ses potentialités de développement.

Quand une association s’adresse au GROUPE SOS, une réflexion est menée de part et d’autre pour que la décision soit prise en toute connaissance de cause :

  • du côté de l’association, celle-ci est informée des conséquences d’une intégration et du mode de fonctionnement du GROUPE SOS ;
  • de son côté, le GROUPE SOS vérifie que le projet de l’association est en accord avec ses valeurs et qu’il est à même d’offrir des solutions viables aux difficultés qu’elle rencontre, le cas échéant.

Des dizaines d’entités nous ont rejoint ces dernières années. Permettant la sauvegarde ou la création de milliers d’emplois et de services aux populations des territoires concernés, avec toujours une place prépondérante pour les plus fragiles. Des témoignages (Voir aussi l'étude de Harvard sur le Groupe SOS : "SOS Group : scaling a social enterprise conglomerate") montrent la satisfaction des équipes des associations ayant rejoint le GROUPE SOS. Nous les multiplierons sur ce site à l'avenir pour éviter qu'un seul témoignage, sorti de son contexte, puisse porter atteinte à l'ensemble du travail réalisé par tous. Nous sommes toujours attentifs au respect de l’identité et des spécificités des associations membres de notre organisation. Les journalistes ont instrumentalisé une situation difficile et complexe (l’association MANA) dans le but de décrédibiliser notre action. Nous souhaitons exposer l’ensemble des faits relatifs à cette situation.

En droit français, il n’est pas possible de reprendre une association qui ne l’aurait pas souhaité. Ce sont les administrateurs et membres actifs d’une association qui prononcent son arrivée dans le GROUPE SOS : décision du Conseil d’Administration de l’association entérinée ensuite par l’Assemblée Générale de ladite association. Enfin il est utile de préciser que plus de 60% des associations qui ont rejoint le GROUPE SOS n’avait aucun patrimoine immobilier. Preuve en est que cela n’est pas le critère privilégié par le GROUPE SOS.

Le groupe met au service de l’association qui nous rejoint et du projet redéfini conjointement avant le rapprochement son savoir-faire, son réseau, ses outils. Parmi ceux-ci notre coopérative immobilière qui ne représente pas tant un patrimoine financier que les murs de nos établissements qui offrent un service de qualité à tous. Cette qualité de service concerne également notre centre de formation d’Hautefeuille. Cette année, près de 500 salariés et cadres ont pu en bénéficier.

Personne n’est propriétaire de quoi que ce soit. Il ne faut pas confondre richesse et solidité.

Il y a 14 ans est apparue la nécessité de vendre certains logements, qui n’étaient pas habilités pour réaliser du logement très social. Les Conseils d’Administration du GROUPE SOS ont décidé de donner une priorité d'information sur ces ventes à des salariés, aux prix établis par les services des Domaines et autres experts immobiliers. Certains n’ayant pas trouvé preneurs, ils ont ensuite été vendus sur le marché au même prix. Ces procédures parfaitement transparentes ont fait l’objet de plusieurs inspections indépendantes sans qu’aucune d’entre elles ne viennent les remettre en cause. Les deux seuls dirigeants du groupe à l’époque, Jean-Marc Borello et Sylvie Justin, n’ont jamais été concernés par cette décision et n’ont donc jamais acquis de logement. (intégralité de la procédure suivie à l’époque)

Notre seule richesse, ce sont les 18 000 salariés du GROUPE SOS en France et dans les 44 pays qui changent la vie des 1.7 millions de bénéficiaires directs. Depuis près de 35 ans, nous travaillons avec celles et ceux qui sont susceptibles de faire avancer nos idées. Notre dialogue avec les décideurs publics, territoriaux ou nationaux ne repose que sur notre capacité à inspirer les politiques publiques qui reconnaissent l’efficience de nos innovations, les reprennent, les amplifient, les systématisent. Le Monde laisse entendre que notre développement récent serait dû à la proximité de notre Président avec la République en Marche. Mais depuis 18 mois, nous gagnons et perdons des appels d’offre comme nous l’avons toujours fait. Ni plus ni moins qu’avant. Notre développement est même inférieur pendant cette période, en comparaison aux années précédentes. Par ailleurs les exemples mis en avant par les journalistes contredisent eux-mêmes leurs insinuations. Pour le centre médical la Source il s’agit d’une cession initiée par le propriétaire de la structure. Pour l’association « les Brigades vertes » c’est une décision de justice dans le cadre du redressement judiciaire de l’association. Et nous exploiterons le fort d’Entrecasteaux à Marseille car le conseil municipal de la ville en a décidé ainsi. La seule existence réelle du GROUPE SOS, c’est la somme des talents qui la composent. C’est sur la base des pratiques de nos équipes et l’excellence de nos établissements que nous sommes reconnus. Rien de plus, rien de moins. Nos salariés peuvent en être fiers car elles sont le fruit de l’efficacité de notre travail sur le terrain.

L’origine et l’histoire du GROUPE SOS, c’est aussi l’accompagnement des personnes atteintes de maladies chroniques et notamment du SIDA ; un combat qui reste d’actualité. L’époque de l’absence de traitements, heureusement révolue, nous a marqués chacun. Avec son cortège de douleurs et de blessures, ce combat que nous avons mené fièrement est aussi à l’origine d’une tradition de liberté et d’une culture festive. Le GROUPE SOS est le fruit d’un engagement militant qui fonde notre identité. Les journées des équipes à Paris, Marseille, Metz, La Réunion, Mayotte ou en Guyane resteront des occasions de construire, innover et faire la fête, dans le respect de chacun. 

Nous sommes un groupe de professionnels guidés par des principes dictés dans notre Charte des valeurs. Nous continuerons à être attaqués et pendant ce temps, nous continuerons à œuvrer pour une société dans laquelle chacun puisse trouver sa place.

Le Directoire du GROUPE SOS