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Sonia Dos Reis Borges, Infirmière au FAM Maraîchers

juillet 2019

sonia dos reies borgesPouvez-vous revenir sur votre parcours ?

Je suis originaire du Portugal. J’ai souhaité venir en France pour travailler comme infirmière et rejoindre mon conjoint. Après une première expérience au sein d’un Foyer médicalisé, travailler dans le domaine médico-social était pour moi une évidence. J’ai donc postulé auprès de différentes structures, et notamment auprès du Foyer d’accueil médicalisé (FAM) Maraîchers. La psychiatrie m’intéressait tout particulièrement. Le FAM Maraîchers correspondait à mes attentes. En février 2016, j’ai passé les entretiens de sélection et le lendemain du dernier entretien, j’ai reçu un appel : j’étais embauchée ! L’équipe de l’établissement m’a très bien accueillie et j'ai tout de suite pensé que j’avais fait le bon choix en rejoignant cette structure. J’ai terminé ma mission en septembre 2018 mais suis très vite revenue, en janvier 2019. Mon travail au Foyer était pour moi une référence et c’est là que je me voyais travailler. Je sens que j’ai ma place dans cet établissement et mon métier d’infirmière me plaît. Il me permet d’évoluer, tant sur le plan professionnel que personnel. Je suis sportive de haut niveau en athlétisme et en lancer de poids, auparavant au Portugal et aujourd’hui en France. Monsieur Lagrange, le Directeur de l’établissement, m’encourage à participer aux compétitions sportives et je peux ainsi aménager mon emploi du temps. Je lui en suis reconnaissante. Et les résidents sont très curieux de ma vie sportive, que je partage avec eux !

En quoi consiste votre métier au sein du FAM Maraîchers ?

En tant qu’infirmière, mon métier repose avant tout sur le relationnel. Je n’interviens pas pour procurer des soins médicaux en tant que tels. Les soins, c’est surtout l’aide que j’apporte au quotidien aux résidents. Cela crée des liens. Ce que j’aime dans mon travail, c’est que ce relationnel s’inscrit sur le long terme : on est en contact avec la personne, on apprend à la connaître, on découvre son histoire. Nos résidents avaient leur maison, leur vie, leurs habitudes. Petit à petit, on apprend à les connaître tels qu’ils sont au-delà des murs de l’établissement. Il y a 56 résidents au sein du FAM. L’objectif est d’accompagner les personnes pour qu’elles soient les plus autonomes possibles. Le premier volet de ma mission consiste à leur apporter de l’aide dans certains gestes du quotidien comme se laver, prendre ses repas, veiller globalement à ce qu’ils gardent une bonne hygiène de vie. Le deuxième volet est l’accompagnement psychique : les accompagner à leurs rendez-vous médicaux, participer à leur suivi médical et évaluer au quotidien leur état de santé. Enfin, la prévention à la santé constitue le troisième volet en étroite collaboration avec nos partenaires (les Centres médico-psychologiques partenaires, l’Hôpital Maison Blanche du CHU Paris notamment). Ici c’est chez eux : on adapte la structure pour qu’ils s’y sentent tous à l’aise. Ce n’est peut-être pas leur maison, mais nous faisons notre maximum pour que ça y ressemble. Pour qu’ils puissent s'y épanouir, s'y plaire. D’où les nombreuses initiatives culturelles et sportives que nous leur proposons. Ça leur fait du bien, ils s’évadent, se découvrent des talents aussi. Ils peuvent penser à autre chose qu’à leur handicap dans ces moments-là. Ces initiatives, on les retrouve d’ailleurs dans l’ensemble des établissements du pôle Handicap, dont les équipes sont mobilisées. C’est un très beau pôle.

Quelles sont pour vous les valeurs les plus importantes dans votre métier ?

Il faut de la bienveillance. Beaucoup de bienveillance. Le respect de la personne est évidemment essentiel aussi. On essaye de faire au mieux pour chacun et de leur apporter une aide précieuse. Beaucoup de ressources ont été mises en place au FAM (espace bien-être « snoezelen », balnéothérapie…). Ces équipements sont très importants car ils complètent l’accompagnement humain que nous leur proposons.

Avez-vous un souvenir dans l’exercice de votre métier qui vous a particulièrement marquée ?

Plus qu’un souvenir, j’ai en tête de nombreux moments de convivialité. La convivialité est au quotidien au FAM, c’est notre état d’esprit. On est un peu comme une famille. Lorsqu’un résident ou un salarié fête son anniversaire, tout le monde est présent. Nous célébrons tous ensemble les fêtes de fin d’année. Cette convivialité fait du bien aux résidents, aux équipes aussi. Elle est à la base du sens de notre travail.

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