La vue, parent pauvre de la santé

En 2012, bien voir serait encore un luxe. Trop souvent ignorée, la malvoyance des pauvres touche près d’1 milliard de personnes à travers le monde et surtout dans les pays en développement. Faute de moyens, ces derniers ne bénéficient d’aucune forme de correction visuelle.

Conférence mardi 20 novembre à la Sorbonne (Paris)

Les pays pauvres en première ligne

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), près de 90% des personnes* qui présentent une déficience visuelle vivent dans des pays en développement. Deux problèmes majeurs : le coût d’une paire de lunettes et le manque de médecins ophtalmologistes dans les régions les plus touchées. On ne compte que 12 praticiens en Tanzanie… Pays qui regroupe pourtant 45 millions d’habitants !
* (OMS 2012)

1 enfant scolarisé sur 10 présente des problèmes de vue

Dans les pays les plus pauvres, 10% des enfants inscrits à l’école primaire présentent des problèmes de vue. Une très faible proportion d’entre eux a accès à une correction, entrainant dès lors de sérieux retards scolaires pour certains. En outre, dans la majorité des cas, les déficiences sont dues à un défaut de réfraction, défaut qui pourrait être facilement diagnostiquée et corrigé.

Ce que fait le GROUPE SOS


Les Alter Mardis : Parlons solutions, cycle de conférences du Groupe SOS, vous accueille mardi 20 novembre dans le cadre prestigieux de la Sorbonne (Paris). A cette occasion, ils convient le grand vainqueur du « Zapping du social business des AMPS » : Jan In’t Veld. Entrepreneur social hollandais, Jan a développé le projet Focus On Vision qui permet aux populations les plus défavorisées dans les pays en développement d’avoir accès à des paires de lunettes universelles, ajustables, et vendues entre 2 et 5 euros.

Cette rencontre sera l’occasion de rencontrer un homme qui défend le « droit de voir » avec un projet de lunettes universelles déjà bien avancé. Vous ne pourrez pas vous déplacer ? Suivez le débat en direct en vous connectant sur www.altermardis.org/live.