MANA

L’association MANA a rejoint le GROUPE SOS en juillet 2017. Avec environ 8 salariés permanents et des collaborateurs ponctuels,  l’association s’engage pour l’accès à la santé des personnes migrantes. Après avoir débuté dans la prise en charge psychothérapeutique et la prévention auprès des personnes migrantes par la participation au dispositif spécifique de la consultation de médecine transculturelle, l’association MANA a diversifié ses missions. Elle œuvre aujourd’hui dans 3 domaines principaux.

Dr Claire MestreLe pôle soins et recherche transculturels

Ce pôle rassemble des activités de soins, de prévention, de formation et de recherche. L’équipe soignante est pluridisciplinaire et les références méthodologiques sont issues des sciences humaines. Ses membres sont psychologues, anthropologues, interprètes, volontaires professionnels, artistes, psychomotriciennes, etc.

Dirigé et fondé par le Dr. Claire Mestre, ce pôle travaille en collaboration avec la consultation transculturelle du CHU de Bordeaux (Hôpital Saint-André et Maternité de Pellegrin). Des actions de soins et de prévention pour les populations migrantes complètent l’activité de consultations médicales transculturelles du CHU. Ils s'adressent aux adultes, aux jeunes et aux bébés :

  • Des interventions de professionnels du soin : ateliers de préparation à la naissance, ateliers « accueil du nouveau-né ».
  • Des ateliers de médiation culturelle et artistique : ateliers peinture pour les victimes de la torture et de la répression politique ; ateliers de psychomotricité ; ateliers théâtre ; ateliers écriture.
  • Des réunions interprofessionnelles pour un travail en réseau et un travail d'intervision entre différents professionnels sur deux thèmes : la parentalité et maternité en exil ; les mineurs non accompagnés.
  • Des recherches et des formations : séminaires ; formations ; colloques ; participation à des manifestations scientifiques.

Le pôle interprétariat en milieu médical et social

Ce pôle s’est beaucoup développé ces dernières années. Il répond à des besoins mal couverts et en forte croissance des secteurs social et médical (plus de 5565 heures d’interprétariat ont été réalisées en 2016).

L’équipe des interprètes professionnels traduisent une quarantaine de langues vernaculaires : albanais, amharique, anglais (Afrique), arabe (Maghreb, Moyen-Orient), arménien, bulgare, turc, cambodgien, chinois, croate, dari, djakanke, espagnol, géorgien, grec, hongrois, indonésien, italien, kazakh, lingala, macédonien, mahorais, malgache, malinke, mongole, munukatuba, persan, polonais, portugais, romani, roumain, russe, sango, serbe, soussou, swahili, tamoul, turc, vietnamien, wolof…

Les interprètes sont disponibles pour intervenir pendant les consultations médicales, psychologiques, sociales et autres domaines (scolaires...). Les prestations sont proposées à de nombreuses structures : hôpitaux (CHU, hôpitaux psychiatriques…), CADA, mairies, CCAS, services du département, écoles, associations…

L’école des femmes

Le pôle « L’école des femmes » développe des actions de médiation et prévention de la santé, en partenariat avec les institutions et les acteurs locaux (166 personnes accompagnées) sur le quartier « politique de la ville » des Aubiers, depuis 2002.

Il a comme mission la prévention, l’accès aux droits et la promotion de la santé des habitants du quartier des Aubiers, quartier « politique de la ville » qui est caractérisé par une grande diversité culturelle, avec une quarantaine de nationalités.

Depuis 2002, l’Ecole des Femmes développe des activités pour l’amélioration de la santé des habitants du quartier, spécifiquement à l’égard des femmes migrantes mais aussi, depuis 2015, auprès de seniors.  L’équipe est composée d’une responsable, de deux médiatrices sanitaires, sociale et culturelle, d’une secrétaire et d’intervenants extérieurs : art-thérapeute, artiste plasticienne…

La démarche professionnelle de ce pôle s’enracine dans la démarche interculturelle, l’approche global de la santé et le développement du pouvoir d’agir des bénéficiaires. 

Trois axes d’actions sont ainsi développés :

  • La médiation individuelle sanitaire, sociale et scolaire : permanence, informations, orientation, accompagnement administratif et physique, dispositif PRE.
  • La médiation interculturelle collective :  causerie, ateliers danse -santé, art-thérapie, ateliers sociolinguistiques, apprentissage du vélo, projet avec les seniors « Mémoires d’habitants et migrations » et soutien à la périnatalité par des causerie pour jeunes mamans et femmes enceintes et des ateliers accueil nouveau-né.
  • Action de partenariat : participation à la concertation des habitants dans le cadre du projet du renouvellement urbain, organisation d’évènement sur le quartier.

Le pôle s’est fixé pour mission l’amélioration de la santé des habitants du quartier, spécifiquement à l’égard des femmes migrantes. L’équipe de l’Ecole des femmes est composée d’une responsable, de deux médiatrices, d’une secrétaire et d’intervenants. Elle développe ses actions avec deux principaux objectifs :

  • Favoriser l’accès aux droits, à l’information et aux soins via une médiation et de l’interprétariat entre public bénéficiaire et institutions sanitaires, sociales et scolaires ;
  • Développer les actions de prévention auprès des publics les plus éloignés (personnes en situation de précarité, migrants allophones, personnes vulnérables, etc…).

L'Ecole des femmes propose :

  • Des causeries
  • Des permanences
  • Des ateliers d’art-thérapie et de danse-santé, animés une art-thérapeute, sont proposés à des femmes de 18 à 50 ans. L'objectif ? Aborder des messages de santé simples et concrets pour les adopter dans le quotidien grâce à la danse.
  • L’atelier d’art-thérapie à destination des femmes de plus de 50 ans. Cet atelier corporel et de danse mêle travail manuel et créatif (couture, broderie, tricotage…). On y travaille son corps et on en prend soin. Les exercices sont adaptés aux éventuels problématiques physiques et psychiques liées à la vieillesse (aspect cognitif et amnésique et travail des articulations). Ils sont mis en place pour valoriser les savoir-faire des femmes, passer un moment de partage et de convivialité pour lutter contre l’isolement.
  • Des ateliers socio-linguistiques
  • Des ateliers d'apprentissage du vélo