AEMO 91
L’ouverture du Service d’AEMO JCLT ESSONNE s’est effectuée le 2 janvier 2007.
Le projet de service
Le projet de Service repose sur une conception de l’AEMO non seulement définie par sa dimension judiciaire mais aussi et surtout par l’offre de service qu’elle représente tant pour les usagers que sont le mineur et ses proches qui en assurent la prise en charge et l’éducation au quotidien, que pour le magistrat ordonnateur et le Conseil Général de l’Essonne, garant du dispositif de protection de l’enfance.
En cela, ce projet s’ancre dans une référence théorique éco systémique qui attache une importance première aux éléments contextuels familiaux, sociaux, culturels et économiques du cadre de vie du mineur, et sur une vision engagée de la loi du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico- sociale et de la loi du 5 mars 2007 réformant la protection de l’enfance.
L’objectif des interventions AEMO judiciaire vise à faire cesser la situation de danger vécue par le mineur et définie dans l’ordonnance qui fonde la mission, et à aider les responsables légaux à exercer pleinement leur autorité parentale, en s’appuyant :
- sur les ressources individuelles et collectives de la famille
- sur les ressources de l’environnement social et familial
- sur les ressources des dispositifs sociaux, éducatifs et médicaux de droit commun
- sur les ressources du dispositif de prévention et de protection administrative géré par le Conseil Général de l’Essonne et celle des services de la Protection Judiciaire de la Jeunesse.
Chaque situation fait l’objet d’une réflexion afin de dégager une ligne dominante pour l’intervention lors du travail de démarrage de la mesure afin de donner lisibilité au travail AEMO et d’optimiser les moyens humains du service, et de permettre la fixation d’objectifs simples, concrets et évaluables.
Action
L’action AEMO s’oriente autour :
- De l’enfant par la mise en œuvre, à partir de l’évaluation de son développement, d’un étayage de la prise en charge individualisée de l’enfant avec la possibilité de s’appuyer sur l’intervention d’une TISF, d’une assistante maternelle, voire un parrainage ou la mise en place d’un accueil séquentiel par un proche, ou encore un travail direct de l’intervenant AEMO basé sur la mise en confiance de l’enfant/ l’adolescent au cours de moments partagés). Dans ce cadre, la mise en place de groupes d’enfants et d’adolescents sur des questions telles leur santé, leur scolarité, leurs relations avec leurs parents, la place de leurs pairs dans leur vie est une forme d’action envisagée.
- Des parents avec une analyse de la problématique familiale en référence aux travaux de Didier HOUZEL sur la parentalité qui définissent trois niveaux, exercice, expérience et pratique de la parentalité qui correspondent chacun à des modalités d’action individuelle ou collective. Parmi celles-ci, est envisagée, la mise en place d’action multifamiliale, à partir d’une formation et d’une supervision par les professionnels de JCLT engagés depuis 2003 dans l’expérimentation puis l’approfondissent de cette pratique innovante
- De la mise en lien de l’enfant, de ses responsables avec les aidants naturels, des aidants de proximité professionnels ou non, reconnus par la famille comme légitime et ressource, ayant la confiance de ses membres. L’action AEMO devient alors avant tout une aide aux aidants dont l’impact est mesuré par l’évolution de l’enfant concerné.
Trois phases dans la prise en charge d’une mesure sont à distinguer :
1 La mise en place lors du démarrage de la mission AEMO d’une réunion regroupant les professionnels intervenant déjà auprès de l’enfant et/ ou dans la famille afin de définir un projet d’action.
2 Elaboration du projet individualisé rédigé par le service AEMO, il constitue le document individuel de prise en charge (DIPEC) de la loi 2002-2.
3 Au terme de l’intervention, le service AEMO tient une réunion si nécessaire afin de dresser le bilan de la situation du mineur à partir d’éléments concrets.
Le service AEMO rédige et adresse son rapport au magistrat rendant compte de l’action menée, et formulant des propositions portant sur l’arrêt ou la poursuite de l’intervention.
L’équipe :
9 salariés soit :
- 1 chef de Service (1ETP)
- 1 psychologue (1ETP)
- 1 Assistante de Direction (1ETP)
- 6 éducateurs (trices) Spécialisé(e)s.
La population accueillie :
Les mineurs concernés par la mesure d’AEMO sont âgés de 0 à 18 ans et se caractérisent par des problématiques familiales, sociales, scolaires et psychologiques préjudiciables à leur évolution personnelle et leur insertion sociale.
En effet, l’action éducative en milieu ouvert AEMO consiste en une intervention auprès de mineurs résidant dans leurs familles mais désignés par les juges des enfants comme étant en danger aux fins de conseiller, stimuler et soutenir leurs parents et proches dans l’exercice de la fonction parentale, et accompagner le mineur pour que cesse la situation de danger (art. 375-2 du CC).
Le service intervient auprès d’une file active de 140 mineurs sur un vaste territoire qui s’étend sur le nord est de l’Essonne et regroupe 39 villes
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