Ensemble, esquissons une année 2021 plus douce

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2020 s’achève. Toutes et tous, nous souhaitons tourner la page de cette période chaotique qui a exacerbé les inégalités contre lesquelles le GROUPE SOS se bat depuis plus de 35 ans. Face à une crise non seulement sanitaire, mais aussi sociale et économique, les défis sont plus ardus que jamais. Mais la solidarité, les belles histoires, les actes altruistes sont aussi une réalité dans notre pays, et les équipes du GROUPE SOS y ont joué leur rôle à plein régime. En 2021, partons de ces expériences et valeurs qui nous ont rendus plus forts, et esquissons ensemble une année 2021 plus douce. Construisons une société plus écologique et solidaire !

En 1955, Anny et Marcel Parmentier se promettent de s’aimer à jamais. Le couple a partagé mille et un moments de complicité. Il y a quelques années, ils sont arrivés ensemble à l’EHPAD Les Magnolias, dans le Nord. Et c’est en ce lieu, entouré·e·s de leurs proches, de leurs ami·e·s résident·e·s, que le couple a décidé en janvier 2020 de renouveler ses vœux de jeunesse. Des noces de palissandre, célébrées sous une arche de fleurs, et la promesse réaffirmée d’un amour pour toujours.

Une personne âgée a beaucoup à partager, des projets à réaliser et de beaux moments à vivre. Tout comme Anny et Marcel, notre âge, notre handicap, notre situation sociale, notre genre ou notre origine, ne nous déterminent pas. Personne n’est jamais au bout de son histoire. A nous de donner la possibilité à chacun·e de l’écrire.

 

A l’IME Anatole France, les enfants souffrant de troubles du spectre autistique ont entre 4 et 14 ans. L’équipe prend en compte chacun dans sa singularité pour construire, avec ses parents, le projet éducatif qui lui permet de s’épanouir le mieux possible.

Un enfant est avant tout un adulte en devenir. Il a besoin s’épanouir, se sentir entouré, stimuler sa curiosité et d’avoir un environnement affectif stable. Chaque jeune a le droit de rêver au vaste monde qui l’entoure, l’imaginer. Pour un jour le découvrir.

 

Si l’arrivée du COVID-19 a chamboulé les activités habituelles, le sens de l’engagement et l’inventivité dont ont fait preuve les résident·e·s et l’équipe de l’ESAT Les Ateliers Caravelle ont été plus forts que l’épidémie. En trois jours, la chaine de production a été repensée pour produire des surblouses – équipements de protection médicale – à partir de sacs transparents. Ces dernières ont été acheminées vers quatre établissements, dont trois du GROUPE SOS situés à proximité et très touchés par l’épidémie, qui accueillent un public en situation de handicap psychique particulièrement fragile. Au total, ce sont près de 4 000 surblouses qui ont été produites.

Sur le terrain, pour nos professionnel·le·s comme nos bénéficiaires, la solidarité est au cœur des actions. En proposant à chacun une place dans la société et un cadre de vie rassurant, nous pouvons permettre à chacun·e de participer à la construction d’une société plus juste et inclusive.

 

L’équipe du Centre éducatif fermé Sainte-Anne – Océan indien à la Réunion a proposé aux jeunes délinquant·e·s un projet photos avec un professionnel. Un câlin avec une peluche, des paroles échangées entre les jeunes, des activités en extérieur… Chaque photo capture des instants de la vie quotidienne de ces jeunes. La beauté de ces images nous ramène à une précieuse réalité : tout·e jeune est une personne en construction.

En lui donnant les moyens de s’épanouir, de trouver un cadre qui lui correspond, en lui donnant accès une éducation, le jeune, en difficulté avec la loi ou non, pourra retrouver le chemin de la société et y apposer son empreinte, à son échelle.

 

Axel Clerget est kinésithérapeute au Centre de rééducation fonctionnelle de Villiers-sur-Marne. Mais il est aussi judoka. Ou plutôt, champion du monde de judo, en préparation olympique. Sa vie et ses enseignements de sportif, il les partage avec ses patient·e·s du CRF, atteint·e·s de troubles musculo-squelettiques. Aux adultes, il leur apprend à adopter une bonne hygiène de vie, à mieux gérer leur sommeil et leur alimentation, et à surmonter leurs blessures parfois graves, comme il a pu en vivre sur le tatami. Aux enfants, il leur apprend le dépassement de soi, et leur ouvre les portes des plus grands événements sportifs, pour égayer leur quotidien. « Les patients, ce sont eux les vrais champions ».

A l’international comme en France, l’intérêt général est l’affaire de toutes et tous. Chacun·e a son rôle à jouer pour améliorer notre quotidien, et surtout celui des plus fragiles. Quelle que soit son expertise, et à chacun son niveau. Même les plus grand·e·s sportif·ve·s. Et ça commence par nous.

 

En réponse à leur engagement hors norme, les salarié·e·s de nos hôpitaux ont reçu ces derniers mois de nombreux messages de soutien et gestes de solidarité des quatre coins de France.

De leurs petits gestes du quotidien aux innovations déployées, nos équipes sont la source à la fois de l’excellence reconnue de nos pratiques et de la qualité de nos actions avec pour même horizon : en finir avec toutes formes d’exclusions. La richesse du GROUPE SOS, c’est l’ensemble de ses salarié·e·s, du terrain aux équipes encadrantes, qui agissent ensemble pour une société plus juste et durable.

 

Lorsque la tempête Alex s’est abattue début octobre dans la Vallée de la Roya (Alpes-Maritimes), toutes les routes ont été coupées, isolant les villages de la vallée les uns des autres, empêchant les personnes de se déplacer et la livraison de matériel, notamment de soin. Attendre patiemment ? Pas pour l’équipe du CAARUD Lou Passagin, qui a livré en hélicoptère les traitements de substitution aux opiacés (méthadone), qui permettent la prévention des rechutes et l’arrêt durable de la consommation des opiacés, illicites ou licites mais détournées de leur usage, ainsi que des risques associés (overdoses, contamination virale…).

Sur le terrain, le GROUPE SOS affronte de nouveaux obstacles au quotidien. Mais nos salarié·e·s se réinventent constamment, pour que tou·te·s, y compris les plus vulnérables, puissent trouver une vie sereine.

 

Arrivé en Europe à l’âge de 16 ans, Lamine a depuis trouvé un parrain grâce à l’association Parrains Par Mille. Avec lui, il discute, rit et découvre régulièrement de nouvelles facettes de la société et de l’histoire française, comme ici lors d’une visite du Musée d’Orsay. Aujourd’hui, Lamine, qui a désormais 19 ans, est en train de réaliser son rêve : il va devenir menuisier.  

Nous en avons la conviction : les réfugié·e·s ont beaucoup à apporter à la société, à condition de leur proposer un accueil digne, un accès à la formation et à la culture.

 

Les salarié·e·s en insertion de notre association ACTA VISTA, à Marseille, réalisent différents ouvrages pendant leur parcours, assimilant et expérimentant ainsi, par le geste, toujours plus de techniques du bâti ancien. Ahmed et son pilier torsadé en brique, construit en un jour et demi dans les ateliers du Fort Saint-Nicolas, supervisé par Bertrand, son encadrant-formateur. Quelle fierté !

Personne n’est inemployable. La recherche du beau et de l’excellence, la culture sont de formidables vecteurs d’insertion et d’épanouissement professionnels.

 

Mélanie élève seule ses enfants et a perdu son travail. En se rendant à l’épicerie solidaire d’ANDES à Nanterre, elle peut acheter des denrées alimentaires ou des produits d’hygiène, comme dans n’importe quelle épicerie. Elle y trouve aussi des produits frais, mais aussi le sourire des bénévoles. À la caisse, elle ne paye que 10 % de ce qu’elle a mis dans son panier. Les épiceries solidaires ont démontré qu’elles étaient essentielles pour lutter contre l’isolement et la précarité alimentaire.

Personne ne doit être laissé au bord de la route. Il est nécessaire de permettre à toutes et à tous d’avoir accès à des services de qualité en lien avec leurs besoins essentiels, tels que le la sécurité d’un logement ou encore une alimentation saine pour toutes et tous. Mais aussi d’agir pour le bien-être psychologique et social de chaque individu.

 

Des femmes obtiennent leur diplôme de formation professionnelle à la couture proposée par Afghanistan Libre. Aller à l’école, travailler, accéder aux soins… Des droits qui peuvent paraitre ordinaires, mais dont l’exercice relève encore de l’exploit en Afghanistan en 2020. Autant de combats pour l’association Afghanistan Libre.