Prévenir et soigner la dénutrition dans nos hôpitaux

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En France, la dénutrition toucherait environ 2 millions de personnes de profils divers. Un phénomène d’ampleur méconnue qui a des répercussions importantes sur la santé. Pourtant, la dénutrition n’est pas toujours détectée à temps pour être correctement soignée. En cette semaine de la dénutrition, focus sur l’engagement des équipes de diététiciens et diététiciennes des hôpitaux du Groupe SOS Santé, pour la prévenir et la prendre en charge. 

La dénutrition, c’est quoi ?

La dénutrition représente un déséquilibre négatif entre les apports et les besoins nutritionnels.

Ses facteurs peuvent être divers : pathologie physique sévère qui empêche une bonne assimilation ou qui coupe l’appétit ; isolement social qui ne permet pas de faire des courses régulièrement ; troubles cognitifs qui altèrent la prise de repas réguliers ; troubles bucco-dentaires rendant difficile l’alimentation…

Il s’agit d’un phénomène d’ampleur : on estime que 2 millions de personnes sont concernées. La dénutrition est particulièrement répandue parmi les personnes âgées. Ainsi, cela concernerait environ 70% des personnes âgées hospitalisées, 250 000 résidents vivant en EHPAD, et entre 4 et 10% des personnes âgées vivant à domicile. Cependant, la dénutrition peut survenir à tout âge. Ainsi, 10% des enfants hospitalisés souffrent de malnutrition.

De cette pathologie, il en résulte une perte de masse musculaire, proportionnelle à l’avancé de la dénutrition. Les conséquences sont multiples et s’enchaine souvent :

  • Une baisse des défenses immunitaires et risque accru de pathologies diverses ;
  • Fatigue générale avec risques de chutes, surtout chez les personnes âgées ;
  • Mauvaises cicatrisation et récupération ;
  • Des tendances dépressives…

Malheureusement, la dénutrition passe souvent inaperçue. Et, plus elle est détectée à un stade avancé, plus elle est difficile à soigner. Cette semaine est l’occasion de donner quelques conseils pour repérer la dénutrition et adopter de bons réflexes.

Préjugés à combattre, réflexes à adopter et actions concrètes dans nos hôpitaux

Une partie de nos équipes de diététiciens nutritionnistes au Journées Francophones de Nutrition, en novembre 2022

Les diététiciens et diététiciennes de nos hôpitaux nous éclairent pour mieux repérer la dénutrition dans notre entourage et mieux la prendre en charge.

Rappelons d’abord qu’il n’est pas normal de perdre du poids et/ou de diminuer ses apports alimentaires à partir d’un certain âge. La perte de poids et/ou d’appétit est à surveiller chez les seniors en particulier. A tout âge, l’organisme a besoin d’apports énergétiques réguliers pour bien fonctionner, (dans des quantités adaptées). Par ailleurs, il est possible d’être en situation de dénutrition tout en étant en surpoids ou en situation d’obésité.

Une fois la dénutrition repérée, l’un des premiers réflexes est d’enrichir ses préparations, qui permettent ainsi, en petites quantités, d’apporter à l’organisme ce dont il a besoin. Il peut être utile, parfois, de consommer également des compléments nutritionnels oraux. Un suivi assidu du poids est également préconisé.

Dans les hôpitaux, de nombreuses personnes peuvent être en situation de dénutrition. Tout au long de l’année, nos équipes s’engagent pour prévenir et soigner cette pathologie. Ainsi, des pesées régulières sont organisées, des repas adaptés sont mis en place pour les personnes à risque et des compléments nutritionnels peuvent être proposés. Les patients ont également accès aux compétences des diététiciens-nutritionnistes, pour les accompagner à adopter les bons réflexes au quotidien.

 

 

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