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Rencontre avec Axel Clerget, kinésithérapeute au CRF de Villiers-sur-Marne

janvier 2020

Découvrez le parcours, le métier et les valeurs d'Axel Clerget, kinésithérapeute au Centre de rééducation fonctionnelle (CRF) de Villiers-sur-Marne, et champion de judo.

axel clergetPouvez-vous revenir sur votre parcours professionnel avant d’arriver au Groupe ?

Originaire de Saint-Dizier, dans l’Est, j’ai suivi un parcours en sport études à Strasbourg à l’âge de 16 ans. Après l’obtention de mon BAC, j’ai intégré en 2006 l’Institut national du sport, de l'expertise et de la performance (INSEP). J’ai toujours adapté mes études au sport, ce qui m’a permis de pratiquer le judo en parallèle. Mes parents me disaient « le judo c’est bien, mais il te faut un double projet avec des études solides ». J’ai suivi mes cours à l’Ecole nationale de kinésithérapie et de rééducation (ENKRE) à Saint-Maurice (Val-de-Marne), dont j’ai obtenu le diplôme de masseur-kinésithérapeute en 2014. En parallèle, je me rendais régulièrement au Japon pour m’entraîner. J'ai finalement décidé de me consacrer  à 100 % au judo et suis passé du 150e rang à numéro 2 mondial en l’espace de six mois.

En quoi consiste votre métier au CRF de Villiers-sur-Marne ? Comment le conciliez-vous avec votre carrière sportive ?

J’ai connu le GROUPE SOS grâce à mes deux grands-parents qui sont dans un EHPAD du Groupe. Puis j’ai appris l’existence du Centre de rééducation fonctionnelle (CRF) de Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne), que j’ai rejoint en juillet 2019 dans le cadre d’un Convention d’insertion professionnelle (CIP). J’ai été très bien accueilli par l’équipe et la directrice. Je suis sous contrat spécifique, tripartite. Il est financé par la Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, la Fédération française de Judo et le GROUPE SOS. En me permettant de dédier 80 % de mon temps à ma carrière sportive, le GROUPE SOS se démarque et se montre solidaire avec le sport français. N’ayant pas pratiqué la kinésithérapie depuis quelques temps, j’ai suivi un trimestre d’observation pour me remettre à jour et comprendre comment le CRF fonctionne. L’établissement prend principalement en charge des patients venant de vivre une intervention chirurgicale orthopédique.  Il compte un pôle adultes et un pôle pédiatrique. Mon rôle est, entre autres, de participer à la prévention des troubles musculo-squelettiques auprès du personnel de santé. Enfin, j’essaye de représenter au mieux le GROUPE SOS à l’extérieur : dans les médias, lors des événements sportifs internationaux.

Comment votre expérience de sportif peut-elle être utile à vos patients ?

J’essaye de proposer de nouvelles choses pour les patients, en m’appuyant sur mon réseau et mon expérience de sportif. Pour les adultes : avoir une bonne hygiène de vie, savoir gérer son sommeil, son alimentation, ou des blessures comme j’ai pu en avoir sur le tatami. Je suis amusé de voir que d’anciens patients ont ajouté sur ma page Wikipedia que je suis kinésithérapeute au CRF d’ailleurs. Quant aux enfants, je les invite aux événements sportifs pour dynamiser leur quotidien. Ils ont visité l’INSEP en novembre et sont conviés aux Mercredis de l’équipe de France, le 18 décembre à Paris, avec le Noël des enfants. Ils sont ravis de rencontrer de nombreux champions ! Prochaine étape : les J.O. de Tokyo, l’été prochain. Enfants comme adultes, je veux partager avec eux ma préparation olympique. Cela me permet d’être un peu avec eux quand je suis loin. J’ai par exemple fait un Skype avec les enfants et les équipes du CRF pour leur expliquer que je suis au Japon, leur parler de la culture japonaise et de ma préparation avec Teddy Riner et le staff de l’équipe de France.

Quelles sont pour vous les valeurs les plus importantes dans votre métier ?citation axel clerget 2.jpg

Le dépassement de soi sans aucun doute. Pour moi, mais surtout chez les patients. Ils ont un dépassement de soi qui force l’admiration et font preuve de beaucoup de courage, en particulier les enfants. J’ai un profond respect pour eux et ça m’apporte une force énorme. Ce sera un élément important dans ma préparation olympique : leur courage me permet de relativiser les tracas, les bobos, la pression. Ces petits bouts ont des problèmes, mais toujours le sourire. L’esprit et le travail d’équipe sont également des valeurs importantes. Je les retrouve tant auprès des salariés que des patients .

Avez-vous un souvenir qui vous a particulièrement marqué ?

À mon retour des championnats d’Europe l’an dernier, j'ai présenté mes médailles aux patients et aux équipes du CRF, en présence de la Députée du Val-de-Marne, Maud Petit, qui m’avait mis en contact avec le CRF il y a quelques mois. Je n’oublierai pas leur beau sourire quand je leur ai montré ma médaille. Quant à ma carrière sportive, mon plus fort souvenir remonte à ma première médaille mondiale en 2018. J’ai eu un parcours parfois compliqué, et 15 ans d’entrainement à haut niveau derrière moi. C’était donc pour moi un soulagement énorme et voir ma famille heureuse était inoubliable.

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