Cinéma La Clef à Paris : que chacun prenne ses responsabilités

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1er mars 2022

Propriété actuelle, et depuis 30 ans, du Conseil Social et Économique (CSE) des Caisses d’Epargne Île-de-France, ce dernier a souhaité, en avril 2018, vendre La Clef.

Le Collectif Home Cinéma (La Clef Revival) avait sollicité le Groupe SOS après sa fermeture

Le collectif « Home Cinéma » a pris possession des lieux de façon illégale en septembre 2019. Certains de ses membres ont sollicité le Groupe SOS, groupe associatif, acteur majeur de l’économie sociale et solidaire, en août 2020 pour l’aider à trouver une solution. A ce moment-là, des procédures judiciaires étaient déjà en cours à l’initiative du propriétaire pour faire cesser cette occupation illégale.

Dès ces premiers échanges avec le collectif « Home cinéma », le Groupe SOS leur a proposé de construire à leurs côtés un cinéma associatif qui leur permettrait de conserver la programmation de La Clef en toute indépendance. Le collectif l’a refusé.

Notre projet : le seul à proposer un cinéma associatif à Paris, indépendant dans le choix des films

Par la suite, compte tenu de la décision de la Ville de Paris de ne pas préempter La Clef, le Groupe SOS a poursuivi ses travaux sur la reprise du cinéma, en rappelant au collectif notre proposition de leur confier la programmation. Le Groupe SOS a alors proposé au CSE des Caisses d’Épargne IDF un projet qui est le seul proposant un cinéma associatif, non-lucratif, indépendant, sans actionnaire.

La Clef pourrait faire l’objet d’un projet lucratif par de grands groupes privés : à l’inverse, une reprise par le Groupe SOS fera de ce cinéma de droit privé un cinéma associatif. C’est pourtant, de manière surprenante et difficilement compréhensible, l’inverse qui est reproché au Groupe SOS en ce moment.

Le Groupe SOS n’est pas chargé de l’expulsion

Malgré un grand nombre d’explications de notre part, il nous faut de nouveau rappeler les faits avec précision et fermeté : le Groupe SOS n’est pas propriétaire de ce lieu, le Groupe SOS n’est pas l’autorité chargée de l’expulsion, le Groupe SOS a été sollicité par le collectif lui-même.

Rappelons que la justice a été saisie par le propriétaire des lieux, et qu’elle a rendu 5 décisions dans cette affaire. Elles vont toutes dans le même sens, confirmant les risques importants de sécurité consécutifs à l’occupation illégale des lieux, relevant “25 non-conformités électriques” et conclu aux “risques d’incendie et d’explosion”, “des dangers auxquels sont exposés les spectateurs de manifestations organisées par le collectif”.

Force est de constater que nos multiples tentatives de construction d’un projet commun, aux côtés du collectif, n’ont pas abouti. Par conséquent, nous appelons chacun à prendre ses responsabilités. Juridiquement, le Groupe SOS devait, chaque fin de mois, renouveler la promesse d’achat qui nous lie au CSE des Caisses d’Epargne IDF. C’est donc hier que nous avons décidé de ne pas la reconduire au 1er mars, en l’absence d’un climat apaisé. Nous ne sommes pas partie prenante des décisions des autorités concernant l’expulsion. 

Nous pourrons participer à la construction du projet, à la condition qu’il soit un modèle de construction collective avec les acteurs publics (Ville de Paris, Région, État) et ceux du monde du cinéma qui souhaitent inventer l’avenir de ce lieu. Cette condition n’est pas aujourd’hui remplie.

Dans un souci d’apaisement, nous permettons à ce projet d’être reconstruit avec tous les acteurs. Car malgré les attaques et les diffamations diverses, pour le Groupe SOS, la culture est indissociable du respect des autres.

 

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