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Baromètre « Les Français et le vivre-ensemble » : 83 % des Français déclarent que le vivre-ensemble comptera dans leur vote aux élections municipales

9 février 2026 • ACTUALITÉS

À un mois des élections municipales, le vivre-ensemble s’impose comme un thème majeur, selon la 2ᵉ édition du Baromètre « Les Français et le vivre-ensemble », réalisée par OpinionWay pour le Groupe SOS, groupe associatif majeur agissant chaque jour sur le terrain pour le vivre-ensemble, en partenariat avec La Tribune Dimanche et Le Média Positif. 83 % des Français déclarent que ce sujet comptera dans leur choix électoral. 49 % des Français le placent parmi les valeurs essentielles de leur quotidien, et plus de 64 % considèrent que le tissu associatif y contribue.

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Le concept de vivre-ensemble est largement connu, et de mieux en mieux compris par les Français·es. Il figure désormais parmi les valeurs les plus importantes à leurs yeux (à 49%), juste derrière la liberté individuelle (51%).

Le vivre-ensemble se traduit par des gestes simples et concrets : se sentir reconnu dans son quartier, partager des espaces communs, accéder à un logement ou à des services publics, participer à des activités sportives, culturelles ou solidaires. Les Français·es attendent des actions visibles, locales et utiles, qui permettent à chacun de trouver sa place et de se sentir inclus dans la vie collective.

Municipales 2026 : le vivre-ensemble, un critère électoral décisif

À un mois des élections municipales, le vivre-ensemble s’impose comme un critère électoral décisif. Selon la 2ᵉ édition du baromètre « Les Français, le vivre-ensemble et la lutte contre les exclusions », 83 % des Français·es déclarent que cette valeur pèsera dans leur choix dans les urnes, un chiffre qui atteint 89 % chez les moins de 35 ans, 90 % chez les personnes issues de minorités et 92 % chez les sympathisants de gauche. Au-delà des promesses de campagne, les électeurs attendent des maires qu’ils incarnent personnellement le vivre-ensemble : 86 % jugent importante la capacité d’un·e élu·e à porter ces valeurs dans sa gouvernance comme dans sa parole publique.

Le vivre-ensemble est perçu comme un bon projet pour la France (81%), garant d’un cadre démocratique apaisé (78%). Les Français·es jugent essentiel de transmettre cette valeur dès le plus jeune âge (90%).

Dans un contexte de défiance démocratique croissante, les communes apparaissent comme le dernier kilomètre de la cohésion sociale, et le vivre-ensemble comme un enjeu local majeur, concret et immédiatement mesurable. Pour les candidat·e·s, le message est clair : ceux qui feront la différence seront ceux qui sauront transformer cette valeur largement partagée en actions visibles sur le terrain.

Ce qui freine le vivre-ensemble au quotidien

Le Baromètre met en lumière plusieurs obstacles qui freinent le développement du vivre-ensemble, et se tiennent au coude à coude. Les principaux freins au vivre-ensemble sont d’abord liés à la manière dont les individus se perçoivent et interagissent : la crainte de l’insécurité (50 %), l’individualisme des citoyens (48 %) et les préjugés à l’égard de certaines populations (42 %) constituent le trio de tête des obstacles identifiés. L’”insécurité” pourrait ne pas se limiter à de la violence ressentie, et pourrait englober, de manière plus large, différentes formes d’inquiétudes quotidiennes, comme la précarité, les difficultés pour se loger ou les incertitudes financières.

Malgré l’importance accordée au vivre-ensemble, sa concrétisation quotidienne reste un défi pour beaucoup. Renforcer la confiance et la reconnaissance mutuelle à l’échelle locale apparaît comme une condition essentielle pour faire société.

Des publics encore en marge du vivre-ensemble

Interrogés sur le degré d’inclusion ou de rejet de différentes catégories de population dans la société française, les répondant·e·s du Baromètre expriment des perceptions marquées. Ainsi, logiquement, 82 % estiment que les personnes sans domicile fixe sont rejetées dans la société actuelle. Ils sont également 72 % à considérer que les personnes en exil sont mises à l’écart, et 57 % à juger que les minorités sexuelles et de genre font face à un rejet.

Ces résultats mettent en évidence des zones fortes de vulnérabilité perçue et soulignent la nécessité d’intensifier les actions de visibilité et d’inclusion pour que le vivre-ensemble devienne une réalité partagée par toutes et tous.

Le tissu associatif remporte la confiance des Français·es face aux institutions politiques

Également, le baromètre envoie un signal clair : pour les Français·es, l’État et les institutions politiques ne sont plus considérés comme les principaux acteurs du lien social. Ce rôle revient aujourd’hui aux associations, perçues comme les piliers essentiels du vivre-ensemble (64%), présentes sur le terrain et au plus près des habitant·e·s.

Dans un contexte de fragilisation du secteur associatif, leur rôle est reconnu : 51 % des Français·es citent les associations sportives et culturelles et 50 % (+9 points) les associations caritatives et solidaires parmi les principaux acteurs du vivre-ensemble, loin devant les collectivités locales (32 %) et les responsables politiques (9 %).

Cet écart est révélateur : il traduit une attente de la part des citoyens pour des actions locales concrètes, visibles et utiles, portées par ceux qui sont au plus près des habitants. Les initiatives jugées les plus efficaces pour renforcer la cohésion sociale sont majoritairement associatives : 77 % citent les actions solidaires locales, 77 % les activités culturelles accessibles à tous, et 76 % les espaces de rencontre et de convivialité.

Ce constat doit alerter. Si les associations tiennent aujourd’hui le vivre-ensemble, elles le font dans un contexte de plus en plus instable, notamment financier. Les collectivités locales sont donc confrontées à un choix clair : soutenir ces acteurs essentiels ou risquer de laisser se déliter ce qui fait encore société.

Cette 2ᵉ édition du baromètre confirme que le vivre-ensemble est bien plus qu’une valeur : c’est un impératif citoyen et un critère électoral majeur. À un mois des municipales, il reste fragile dans sa concrétisation, mais les Français·es attendent des élus et des acteurs locaux qu’ils le traduisent en actions visibles, inclusives et tangibles. Associations, initiatives culturelles et projets de proximité apparaissent ainsi comme les véritables piliers du lien social, capables de transformer un idéal partagé en réalité vécue au quotidien. Face à ce consensus exigeant, les communes ont une responsabilité directe : faire du vivre-ensemble une réalité avant que l’urne ne parle.

« Le vivre-ensemble ne se décrète pas, il se vit chaque jour sur le terrain », souligne Gaëlle Tellier, vice-présidente du Groupe SOS, en charge des solidarités et du social. « Nous agissons pour toutes et tous, du plus fragile au plus ordinaire : de la crèche à l’Ehpad, et dans nos dispositifs pour les personnes les plus exclues. Ce baromètre le montre : les Français·es attendent des actions concrètes, visibles et utiles sur leur territoire. C’est exactement ce que nous faisons dans notre groupe associatif, en créant des espaces où chacun peut trouver sa place, être reconnu et participer à la vie collective. »

Depuis 40 ans, le vivre-ensemble est au cœur de la mission du Groupe SOS, organisation non lucrative d’ampleur. Des crèches aux Ehpad non lucratif, en passant par des dispositifs destinés aux personnes les plus exclues, ses établissements accueillent tous les parcours de vie, des plus fragiles aux plus ordinaires. Laïc, apartisan et centré sur l’intérêt général, le Groupe SOS incarne au quotidien la cohésion sociale que les Français·es jugent essentiel, et que ce baromètre révèle comme un enjeu majeur à l’approche des municipales 2026.

 

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