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Comment l’infirmier en protection de l’enfance garantit bien plus que la santé physique des plus jeunes

 

 

 

Maltraitance, négligence, violences physiques, verbales ou sexuelles, abandon… En France, un enfant sur deux pris en charge par l’aide sociale à l’enfance (ASE) souffre d’au moins un trouble psychique[1] causé par son vécu. Confiés aux établissements de protection de l’enfance, ils nécessitent des soins qui vont au-delà d’une simple prise en charge médicale. Entre soin, prévention et accompagnement, l’infirmier en protection de l’enfance s’impose comme une figure essentielle pour veiller à leur bien-être physique et affectif.  

Soigner des enfants placés : le savoir-faire bien particulier de l’infirmier en protection de l’enfance

Prodiguer des soins à un enfant placé le met souvent dans une position vulnérable, où des peurs peuvent ressurgir. L’une des premières missions de l’infirmier en protection de l’enfance est de garantir sa santé physique, tout en prenant en compte ses besoins particuliers (vécu, traumatismes, rythme…). 

  

Lors de l’arrivée de l’enfant au sein de l’établissement d’accueil, l’infirmier évalue son état de santé (allergie, troubles éventuels…), recueille des informations sur son environnement de vie et assure son suivi (croissance, vaccinations). Il veille à la prise des traitements et dispense des soins variés. Patient et empathique, il explique à l’enfant ce qu’il va faire afin qu’il puisse comprendre ce qui lui arrive. Au-delà de sa santé physique, il participe ainsi à renforcer sa sécurité affective. 

  

Enfin, l’infirmier en protection de l’enfance met en place des actions de prévention (dépistage des handicaps, risque de suicide, sexualité, drogue…), en lien avec d’autres professionnel·le·s afin d’améliorer la santé des enfants accueillis. Mais son rôle va bien au-delà des soins. 

Un véritable appui pour aider les enfants à se reconstruire et à se sentir en sécurité

Travaillant au plus près des enfants et adolescents vulnérables, l’infirmier en protection de l’enfance les accompagne dans leur construction psychique. En plus de prodiguer des soins, il les soutient dans leur développement affectif, intellectuel et social.  

Créer un sentiment de sécurité pour l’enfant

Beaucoup d’enfants placés à l’ASE ont été gravement négligés, souvent par des adultes censés les protéger. Ils ont un parcours de vie instable et manquent de repères. L’infirmier en protection de l’enfance travaille pour instaurer une relation de confiance et devenir un repère rassurant, à la fois sur le plan physique et affectif. Cela passe notamment par rassurer l’enfant, l’écouter sans jugement, l’aider à traverser des émotions fortes et à mieux se comprendre. Le but : qu’il se sente protégé et apaisé.

Participer au développement de son autonomie

L’autonomie de l’enfant placé est bien souvent une question de liens plutôt que d’indépendance. Pour favoriser leur autonomie, ils doivent notamment avoir la possibilité de développer des liens affectifs sains. L’infirmier en protection de l’enfance participe au développement de leur sécurité affective en leur apprenant à nouer ou dénouer certains liens (mauvaises fréquentations par exemple), à savoir ce qui est bon pour lui·elle et à prendre les bonnes décisions en répondant à leurs besoins et ceux des autres.

Souci d’hygiène, comportements nocifs (vols, usage de drogue), décrochage scolaire… Pour les aider dans leur développement, il enseigne également des gestes d’hygiène, les aide à comprendre leur traitement et les encourage à adopter des bonnes habitudes. 

Plus qu’un simple soignant, le garant de la continuité des soins

Les vécus des enfants placés laissent des blessures profondes et des souffrances relationnelles durables. Aujourd’hui, leur santé mentale est un véritable enjeu de société. Pour la favoriser, l’infirmier en protection de l’enfance identifie les fragilités de l’enfant et apprend à mieux comprendre ses réactions et comportements, parfois perçus comme insensés ou malveillants (conduite à risque, repli sur soi, difficultés relationnelles…). Il décèle également les symptômes d’alerte : anxiété, chute des résultats scolaires, troubles du sommeil… afin d’orienter vers les professionnels adaptés et échanger avec les équipes éducatives. 

  

L’infirmier en protection de l’enfance ne travaille donc jamais seul : il est au cœur d’un travail collectif et travaille dans une démarche globale qui prend en compte une dimension physique, psychique, émotionnelle et sociale. Il coordonne une équipe pluridisciplinaire et fait le lien entre plusieurs acteurs notamment le médecin, l’éducateur spécialisé, le psychologue, l’assistant social, l’établissement scolaire et les familles (lorsque cela est possible). 

  

 Comment devenir infirmier / infirmière ? 

Le Groupe SOS Jeunesse est le premier acteur associatif de la protection de l’enfance en France. En 2025, le Groupe SOS Jeunesse a déployé des solutions innovantes d’aide, de soutien et d’accompagnement auprès de 11 128 jeunes bénéficiaires, à travers 62 établissements et services répartis dans 24 départements en métropole et en outre-mer. Ses actions d Aide Sociale à l’Enfance (ASE) prennent en charge les mineurs en danger ou non accompagnés.

Envie d’exercer un métier pour protéger les enfants vulnérables et leur offrir un environnement sûr ? Le Groupe SOS recrute des infirmier·ère·s en protection de l’enfance dans ses Maisons d’enfants à caractère social (MECS), Centres Éducatifs Renforcés (CER), centres éducatifs fermés (CEF), et bien d’autres dispositifs différents.

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