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L’insertion professionnelle des personnes éloignées de l’emploi : défis et réussites

 

Depuis la crise économique de 2008, la dégradation des conditions de vie et d’emploi s’est accentuée au sein de la société française. Elle a notamment touché des populations déjà fragiles et exposées à la précarité. L’enjeu est de taille : comment accompagner ces personnes vers une activité durable tout en prenant en compte leurs difficultés ? Au Groupe SOS, la question de l’inclusion par l’emploi est depuis toujours un sujet clé. Aux côtés d’acteurs publics, d’employeurs et de structures d’insertion, il œuvre chaque jour afin de mieux soutenir – et protéger – les personnes éloignées de l’emploi. Ses actions offrent un éclairage précieux sur les divers moyens de faciliter l’accès à l’emploi à toutes et tous. 

Six façons de faciliter l’insertion professionnelle des personnes vulnérables

Avec la montée du chômage, particulièrement chez les jeunes et les seniors, ainsi que du chômage longue durée, l’insertion professionnelle est plus que jamais d’actualité. Il s’agit d’un enjeu essentiel pour permettre aux personnes éloignées de l’emploi de travailler et de reprendre confiance en elles à travers un travail. Pour favoriser l’insertion professionnelle, plusieurs leviers sont utilisés : 

  

 1. Intégrer la diversité dans l’entreprise

L’insertion professionnelle s’oppose à l’exclusion. Bien qu’ils représentent un large vivier de talents, les profils éloignés de l’emploi sont souvent laissés de côté par les entreprises, par crainte ou par préjugés. Favoriser l’insertion commence par déconstruire les stéréotypes et lutter contre discriminations. Un parcours innovant du Groupe SOS intitulé « Les Bons Profils » aide par exemple les employeurs à identifier des compétences clés chez les candidats issus de leurs structures. Pour limiter le turnover, les managers sont également formés à l’intégration. 

  

2. Développer des dispositifs adaptés

Pour s’insérer dans le marché du travail de manière durable, les personnes éloignées de l’emploi doivent acquérir des compétences, mais aussi se familiariser avec les règles du monde de l’entreprise : respect des horaires, de la hiérarchie, implication, etc. Des programmes professionnels spécifiques sont proposés (stages, alternance, missions locales, contrat d’engagement…) pour leur permettre de bénéficier d’un accompagnement renforcé. Certains secteurs comme le BTP sont particulièrement adaptés à ces dispositifs, car ils réunissent des profils très différents et proposent des tâches accessibles. 

  

3. Répondre à des besoins particuliers 

Pour répondre aux besoins des employeurs, la montée en compétence est nécessaire. Mais pour les personnes éloignées de l’emploi, cela va souvent au-delà des compétences techniques : c’est pourquoi des offres complémentaires émergent pour leur permettre d’acquérir des savoirs de base (compétences transversales, apprentissage du français…) et de tester leurs appétences pour un secteur particulier (rencontres avec des professionnels, ateliers…). 

  

4. Adapter les dispositifs aux spécificités des territoires

Pour créer des synergies avec les acteurs du territoire, les formations sont adaptées aux besoins des entreprises locales. De nombreuses structures SIAE se mobilisent sur le terrain pour identifier les employeurs volontaires et créer des conditions propices à l’intégration (expertise sociale, stages, immersion…). 

  

5. Proposer des parcours personnalisés

Chez les personnes les plus éloignées de l’emploi, un constat émerge : il leur est difficile de bénéficier d’un accompagnement « sans couture », c’est-à-dire sans interruption de leur parcours (allant du repérage jusqu’à l’accès à une activité durable). Il est donc crucial de leur proposer un processus d’accompagnement global et surtout : personnalisé. Des associations comme celles du Groupe SOS s’imposent comme des acteurs majeurs pour assurer un suivi individualisé en tenant compte du parcours et des difficultés de chacun·e. Elles agissent en particulier sur les freins à l’emploi qui existent entre les personnes vulnérables et le monde de l’entreprise. 

 

6. Lever les freins au retour à l’emploi

Les publics éloignés de l’emploi sont confrontés à des problèmes qu’il est difficile de gommer seul. L’un des plus importants ? L’inaccessibilité aux solutions d’accueil pour leurs enfants. La reprise d’une formation ou d’une activité est ainsi impossible faute de solution, en particulier pour les familles monoparentales. Encourager l’insertion professionnelle nécessite l’action d’acteurs publics pour instaurer des solutions concrètes. Parmi elles : l’élargissement d’aides financières adaptées à la situation ou le développement des crèches à vocation d’insertion professionnelle (AVIP). 

Autres freins : l’accès à un logement stable et à une solution de mobilité telle que la voiture. L’absence de ces deux éléments pourtant essentiels limitent considérablement l’accès à des opportunités d’emploi, et par extension, à la possibilité de penser à l’avenir de façon constructive.   

 À lire aussi : Le pouvoir du collectif : quand les associations influencent les politiques publiques 

  

L’action du Groupe SOS auprès des personnes très éloignées de l’emploi

Acteur phare de l’insertion professionnelle, le Groupe SOS lutte contre toutes formes de discrimination et d’exclusion, y compris dans le monde professionnel. L’emploi étant un maillon essentiel d’intégration dans la société, ses nombreuses structures d’insertion par l’activité économique (SIAE) œuvrent au quotidien pour aider les personnes éloignées de l’emploi à accéder à une activité durable.

Au total, 114 dispositifs dédiés à l’inclusion professionnelle ont été mis en place et 11 000 personnes aux parcours décousus ont été accompagnées vers l’inclusion. Engagé en faveur d’un monde professionnel plus humain, le Groupe SOS agit partout sur le territoire par le biais de ses : 

Entreprises adaptées (EA) et ESAT (Établissements et Services d’Aide par le Travail) : elles ont favorisé l’emploi de 250 personnes en situation de handicap. 

69 structures d’insertion IAE : plus de 3 200 personnes accompagnées grâce aux chantiers d’insertion, entreprises d’insertion (EI), entreprises d’insertion par le travail indépendant (EIT) et entreprises de travail temporaire d’insertion (ETTI).

Dispositifs d’accompagnement dédiés à l’insertion : environ 6 200 personnes accompagnées.