Le Groupe SOS
Nos plaidoyers
Du terrain au changement : notre plaidoyer en action
Au Groupe SOS, le plaidoyer n’est pas un supplément d’âme du terrain. C’est son prolongement direct ; la continuité de notre engagement. Parce qu’une société plus juste et solidaire ne se décrète pas, nous participons à la construire pas à pas.
Chaque jour, nos équipes agissent et expérimentent ce que les politiques publiques ne voient pas toujours : les angles morts, les besoins mal identifiés, mais aussi les innovations à multiplier. Cette connaissance nous oblige. Faire connaitre notre expérience et le vécu réel de nos publics et de nos professionnels est une exigence.
C’est pourquoi nous interpellons régulièrement l’ensemble des acteurs et actrices de la société – décideurs et décideuses publics, partenaires économiques, médias, citoyennes et citoyens – et formulons des propositions concrètes pour faire avancer nos actions : renforcer le vivre-ensemble et lutter contre toutes les formes d’exclusion.
Trois exemples de changement concrets, issus du Groupe SOS
Le surloyer solidaire, de l’innovation de terrain à la loi Face à la précarisation croissante des personnes âgées en EHPAD, le Groupe SOS a conçu un mécanisme inédit : le surloyer solidaire. Ce mécanisme repose sur un principe simple et juste : permettre aux résident.es les plus aisés de contribuer davantage au coût de leur hébergement, pour soutenir ainsi l’accueil de celles et ceux aux revenus modestes, sans compromis sur la qualité d’accueil et de soin. Une innovation née du terrain, désormais inscrite dans la loi Bien Vieillir de 2024, permettant aux EHPAD publics d’utiliser ce mécanisme.
1 000 cafés, 1 000 nouvelles licences IV Dans certains villages, la disparition des bistrots, c’est parfois la disparition du dernier espace social. Pourtant, depuis des décennies, il était devenu quasiment impossible d’en ouvrir de nouveaux. En cause notamment : le gel du nombre de licences IV depuis les années 1960. Lorsqu’un café fermait, sa licence disparaissait avec lui, empêchant toute réouverture, même lorsque le besoin était clairement identifié localement. A travers 1000 cafés, le Groupe SOS a porté un plaidoyer pour faire reconnaître le rôle essentiel des cafés comme lieux de lien social et de services de proximité. Cette mobilisation a abouti à une avancée : l’adoption en 2025 d’une loi autorisant la création de nouvelles licences IV dans les communes rurales.
En savoir plus sur l’association 1000 cafés
L’économie sociale et solidaire reconnue par les Nations Unies La société civile, dont le Groupe SOS, a joué un rôle clé dans l’adoption par les Nations Unies en 2023 d’une résolution encourageant les États membres à développer des politiques publiques en faveur de l’ESS. Pourquoi est-ce majeur ? Parce que cette reconnaissance internationale légitime un modèle économique qui place l’utilité sociale, l’intérêt général et l’impact avant le profit, et lui donne une visibilité sans précédent sur la scène mondiale. Elle encourage concrètement les gouvernements à intégrer l’ESS dans leurs stratégies nationales, régionales et locales. Une avancée pour ancrer ce modèle dans les agendas politiques nationaux, régionaux et locaux, au service des Objectifs de Développement Durable.
Ces exemples nous confortent dans l’idée que le changement est possible. Mais ils ne nous rendent pas moins lucides sur le chemin à parcourir.